L’Odyssée Imaginaire (Le Pays des Contes #5)

L’Homme masqué a réussi : le Pays des contes est tombé sous la coupe de sa terrible armée. Face à lui, les jumeaux Alex et Conner n’ont plus qu’une seule arme, peut-être la plus puissante : leur imagination. Tous deux se lancent alors à travers les histoires inventées par Conner en quête d’une armée de pirates, de cyborgs, de superhéros ou encore de momies, pour arrêter l’Homme masqué. Et même si l’adolescent est leur auteur, rien ne dit que ses personnages ne se rebifferont pas contre lui ! Mais un complot plus terrible encore se trame dans l’ombre. Un complot qui pourrait bien noircir la magie de tous les mondes à jamais…

Attention, risque de spoiler sur les tomes précédents !

Le Pays des Contes de Chris Colfer est une saga que j’apprécie énormément ! J’attends toujours la sortie de chaque tome avec impatience et c’est avec une joie non contenue que je me suis jetée sur ce cinquième tome lorsque je l’ai reçu. Je l’ai adoré et j’ai énormément apprécié me plonger dans les différentes histoires de Conner.

Ce tome cinq se concentre sur le recrutement des personnages inventés par Conner dans quatre histoires écrites par ce dernier, dans le but de construire une armée afin de vaincre l’armée de la Littérature qui a conquis le monde des contes de fées dans le tome précédent. On suit donc Alex et Conner dans de nouvelles aventures. Le lien entre les jumeaux se renforce encore plus. Au fil de ses histoires, Conner en apprend également plus sur lui-même. J’ai beaucoup aimé retrouver les personnages que l’on connait bien mais surtout en rencontrer de nouveaux ! On retrouve Rouge, Boucle d’Or qui est enceinte, Jack mais également Bree et Emmerich. J’ai aimé l’implication de Charlotte, la mère d’Alex et Conner.

Les histoires de Conner sont passionnantes et j’ai été complètement transportée, impossible de m’arrêter de lire. Il y a beaucoup d’humour, j’ai bien ri avec le poulet curé ! Il y a aussi un petit animal qui risque de vous faire craquer encore plus qu’un niffleur (si si je vous assure) ! En plus de ces nouvelles rencontres et ces nouveaux lieux, on suit différentes intrigues qui nous permettent d’avoir toutes les informations. L’Homme Masqué a un nouveau plan maléfique mais il n’est pas le seul, un autre complot plus affreux encore se met en place. Ce qui nous offre une fin en cliffhanger à laquelle je m’attendais beaucoup mais je ne suis pas inquiète pour autant, les jumeaux et leurs amis arriveront à surmonter les prochaines épreuves, j’en suis persuadée !

Concernant le style d’écriture de Chris Colfer, c’est toujours aussi addictif et drôle, j’aime beaucoup. Il ne faut pas oublier que c’est de la jeunesse et je l’ai assez fort ressenti lors du prologue. Le temps de me remettre dans le bain et ce n’était plus qu’un détail qui n’a en rien gâché ma lecture. Puis, du côté plus superficiel de la chose, je trouve la couverture française vraiment sublime ! C’est du très beau boulot et je la préfère à la version originale.

Bref, avec L’Odyssée Imaginaire, le cinquième tome du Pays des Contes, Chris Colfer nous offre de nouvelles histoires, celles de Conner que j’ai adorées découvrir ! Le lien entre les jumeaux devient de plus en plus fort, ils en apprennent beaucoup sur eux, surtout Conner car ses histoires sont une partie de lui. J’ai tout adoré dans ce tome et je conseille la saga à tout le monde si vous ne l’avez pas encore commencée !

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En lecture commune avec Les petites addictions de Cranberries

Je remercie les éditions Michel Lafon pour cette lecture !

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Auteur : Chris Colfer
Date de sortie : 08 juin 2017
Éditeur : Michel Lafon (386 pages – 16,95€)
Titre VO : An Author’s Odyssey
Nombre de tomes prévus : 6
Le tome suivant : Worlds Collide
Mes autres chroniques : Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4


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Ferenusia (Les Outrepasseurs #4)

« Qui étaient ces êtres, si semblables et pourtant si différents des hommes ? On ne pouvait pas nier leur peau grise, qui se détachait délicatement de la structure de fer à laquelle ils s’accrochaient avec toute l’aisance d’alpinistes chevronnés. Soudain, la caméra bascula sur le buste de la statue de la Liberté. En lettre majuscules, vert sombre, s’étalait le mot : FERENUSIA. »
Privé de la magie presque disparue, l’empire des Outrepasseurs se disloque de toutes parts. Seul survivants dans cette débâcle, les Ferreux, des fés réduits à l’esclavage, s’échappent de leurs prisons. Soutenus par Ferenusia, un réseau clandestin, ils n’ont qu’un seul objectif : obtenir les mêmes droits que les humains, dans un monde qui ignore tout de leur existence. Mais leurs anciens maîtres sont prêts à tout pour protéger leurs secrets, quitte à éliminer le moindre témoin de leurs forfaits passés…

Attention, risque de spoiler sur les tomes précédents !

Depuis que j’ai appris qu’il y avait une suite à la trilogie des Outrepasseurs qui est l’une de mes sagas chouchoutes, j’ai attendu Ferenusia avec grande impatience, bravant les nombreux teasings de Cindy Van Wilder ! Ce quatrième tome se trouvait en avant-première à la Foire du livre de Bruxelles et j’ai directement été m’acheter un exemplaire que j’ai dévoré en peu de temps. J’ai énormément aimé cette toute dernière plongée dans l’univers des Outrepasseurs !

J’avais imaginé ce tome autrement et surtout à une autre époque, par exemple cinquante ans après et on aurait retrouvé Peter et compagnie plus âgés, mais Ferenusia prend place peu après la fin du troisième tome. Je me demandais surtout si j’allais retrouver les personnages que j’ai appris à aimer et qui m’ont manqués lorsque j’ai tourné la dernière page de l’opus précédent. Pour garder la surprise intacte, je n’ai pas envie de vous dévoiler qui j’ai pu retrouver, je préfère que vous le découvriez par vous même !

Concernant les nouveaux personnages, j’ai beaucoup aimé S. dont je n’avais pas du tout découvert l’identité, c’est un personnage assez atypique et ça fait du bien ! J’ai également apprécié les Ferreux, leur histoire et leur origine qui nous est dévoilée sous forme de nouvelle à la fin du livre, un petit clin d’oeil que la fan de contes et de réécritures que je suis n’a pu qu’apprécier.

Concernant le récit, la plume de Cindy Van Wilder est toujours aussi agréable et les chapitres alternent deux intrigues distinctes. La première suit les Ferreux et d’autres personnages dans la libération de ce peuple opprimé, l’histoire de Ferenusia et du réseau qui l’entoure. La deuxième quant à elle nous replonge dans la suite des trois premiers tomes et, même si ce n’est pas la direction à laquelle je me serais attendue lors de ma lecture du premier tome, dans ce tome quatre, je n’en voyais pas d’autre. C’était logique, inné et attendu !

Bref, le quatrième tome des Outrepasseurs, Ferenusia, de Cindy Van Wilder m’a énormément plu ! J’ai tourné les pages, avide d’en apprendre plus et de retrouver certains personnages et d’en découvrir de nouveaux. Deux fils conducteurs, chacun tout aussi intéressant que l’autre même si j’ai ma petite préférence. Les Outrepasseurs ont eu leur fin, c’était au tour des Ferreux d’avoir la leur. Une très belle conclusion !


Auteur : Cindy Van Wilder
Date de sortie VF : 04 mai 2017
Éditeur : Gulf Stream (382 pages – 18€)
Nombre de tomes prévus : 4. La saga est belle et bien terminée cette fois-ci.
Mes autres chroniques : Tome 1, Tome 2, Tome 3
Du même auteur : Memorex


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Alice de l’Autre Côté du Miroir (Alice #2)

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Après une très belle édition illustrée d’Alice au pays des merveilles, Benjamin Lacombe sublime la distorsion du temps et de l’espace avec « De l’autre côté du miroir ». Dans cette suite directe du chef-d’oeuvre de Lewis Carroll (traduite par Henri Parisot), Alice décide de passer « de l’autre côté du miroir » et s’y métamorphose ! De pion, elle deviendra reine. Le monde du miroir se présente comme un monde inversé. L’espace et le temps y sont mis à mal… Il faut courir très vite pour rester sur place !

Je n’avais pas encore lu Alice de l’Autre Côté du Miroir de Lewis Carroll mais je comptais bien le faire et l’occasion s’est présentée avec cette magnifique édition illustrée par Benjamin Lacombe ! J’ai lu en français Alice au Pays des Merveilles également illustré par Benjamin Lacombe et j’avais été émerveillée par les dessins, c’est aussi le cas pour cette suite !

Dans Alice au Pays des Merveilles, j’avais été étonnée de ne pas retrouver la plupart des éléments présents dans le dessin animé de Disney comme par exemple Twideuldie et Twideuldeume avec leur histoire des huitres qui se font dévorer par le Morse et le Charpentier, les fleurs du jardin et l’apparition de Heumpty Deumpty (pas dans le Disney celui-ci). Et j’ai été très contente de les retrouver dans cette suite !

Il s’agit là encore d’une histoire loufoque et sans dessus dessous. J’ai aimé suivre Alice, toujours fidèle à elle même, dans cet échiquier géant qui n’en a pas l’apparence. J’ai souri de nombreuses fois devant les diverses situations cocasses ou les dialogues qui sont pris dans un sens du terme auquel on ne s’attend pas ! L’univers de Lewis Carroll par excellence !

À nouveau, les dessins sont magnifiques et Benjamin Lacombe nous prouve encore une fois son incroyable talent. On retrouve encore des pages à déplier pour découvrir une jolie illustration cachée dessous. À la fin du conte, il y a une partie avec des contes mathématiques et des exercices de logiques, j’avoue que je ne suis pas attardée plus que cela dans cette partie de peur de m’y perdre mais j’ai trouvé l’idée originale.

Bref, Alice de l’Autre Côté du Miroir est à l’image d’Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll illustrée par Benjamin Lacombe, une pure merveille en ce qui concerne le récit et les illustrations ! J’ai aimé découvrir cette histoire que je ne connaissais pas encore. Un livre que tout fan de l’oeuvre de Carroll doit avoir en sa possession.

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AliceAutreCoteMiroir-C1C4_161026+.inddAuteur : Lewis Carroll
Illustrateur : Benjamin Lacombe
Date de sortie VF : 30 novembre 206
Éditeur : Soleil (29,95€)
Mes autres chroniques : Tome 1
Du même auteur : Ondine


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La véritable histoire des contes de fées

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Et si Walt (de là-haut) avait décidé de passer en revue ses longs métrages inspirés de contes et de les comparer aux œuvres originales… Serait-il obligé de conclure que les contes cruels écrits à l’origine pour préparer les enfants à un monde difficile sont devenus, sous son regard, des contes de fées pour endormir nos enfants ?
Dans les « vrais contes », ceux dont s’inspirent régulièrement Walt et ses successeurs, les happy ends ne sont pas du tout légion. Les morales sont sans concession, cruelles.

La véritable histoire des contes de fées, ce que Walt ne nous a jamais dit de Julie Grêde est un livre que je voulais absolument découvrir ! Comme vous le savez si vous suivez le blog depuis un moment, j’aime beaucoup les contes et leurs réécritures. J’ai lu quelques contes originaux, principalement ceux écrits par les frères Grimm et Andersen (pas encore de Perrault malheureusement), ainsi que les histoires de J.M. Barrie et de Lewis Carroll. Je connaissais déjà donc un peu le sujet mais j’ai appris beaucoup de choses avec ce livre et j’ai savouré ma lecture.

J’ai aimé en apprendre plus sur la vie de Walt Disney, de sa passion pour les contes et l’Europe dont sont originaires beaucoup de contes. Par exemple, Blanche-Neige et Raiponce viennent d’Allemagne, La Petite Sirène du Danemark, Pinocchio d’Italie, La Belle et la Bête ainsi que Le Petit Chaperon Rouge de France. En lisant ce livre, on sent qu’il y a un très grand travail de recherche. Les différentes versions des contes sont citées, les psychanalyses de Bettelheim, les différentes adaptations cinématographiques ou livresques avec Les Chroniques Lunaires de Marissa Meyer dont j’ai lu les deux premiers tomes.

Le livre suit la chronologie des films de Disney adapté de contes, on commence avec Les Trois Petits Cochons, court métrage de 1933 et on termine par La Reine des Neiges en 2013. On en apprend aussi plus sur l’histoire des Studios Disney et sur le succès des longs-métrages. On assiste à un cours donné par Walt en personne au paradis, il y a différents intervenants qui permettent d’orienter le sujet, de poser des questions, etc. Au début, j’ai eu un peu de mal avec ce style d’écriture car les interventions me coupaient un peu dans ma lecture mais je m’y suis habituée et c’est devenu très sympa.

Bref, La véritable histoire des contes de fées est une lecture très sympathique que j’ai beaucoup appréciée ! Il y a là un travail de recherche important, très soigné et originalement présenté. J’ai adoré (re)découvrir les contes ainsi que leurs différentes adaptations. Un livre que je conseille à tous les passionnés de contes et/ou de Disney !

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veritable-histoire-conte-fees-walt-disney-roman-livre-edition-jourdan-julie-grede-avis-review1Auteur : Julie Grêde
Date de sortie VF : 16 juillet 2016
Éditeur : Éditions Jourdan (17,90€)
C’est un tome unique.


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contesetréécritureschallenge

Ondine

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Benjamin Lacombe revient avec le mythe d’Ondine à ses amours romantiques et pré-raphaélites. Inspiré par les textes de Friedrich de La Motte-Fouqué et la pièce de Jean Giraudoux, il propose sa version du conte, où prédominent des images très picturales faisant écho aux peintures de Millais ou Waterhouse. Par un savant jeu de calques imprimés, il fait émerger toute la sensualité et la transparence de cet univers aquatique. Vibrant pour le beau chevalier Hans, Ondine se noie dans les tumultes de l’amour, ses marivaudages et ses trahisons. Un grand conte, une épopée romantique dont les thématiques résonnent de manière étonnamment moderne.

Ondine de Benjamin Lacombe me tentait beaucoup depuis que j’avais aperçu ce livre illustré sur le net. Je l’ai trouvé dans un de mes magasins BD favoris et je n’ai pas hésité à l’acheter, malgré le prix.

Ondine n’est pas une sirène mais une naïade, une nymphe dans la mythologie germanique, qui n’a pas de queue de poisson et qui ne fréquente pas la mer mais les eaux telles que les rivières et les fontaines. J’ai beaucoup apprécié ce livre, les dessins de Benjamin Lacombe sont encore une fois magnifiques. Les jeux de calques donnent un petit plus au livre objet, c’est très beau et je ne regrette pas de l’avoir acheté !

L’histoire tragique n’est pas sans rappeler celle d’une petite sirène, la version originale de Hans Christian Andersen, que l’on connait bien mais avec quelques différences notoires. Au début de l’histoire, Ondine est une jeune nymphe au caractère enfantin et malicieux. Elle rencontre un prince, Herr Hans de Ringstetten, dont elle tombera immédiatement amoureuse et réciproquement. Pour obtenir une âme humaine, Ondine doit être aimée en retour d’un humain et ça aurait été parfait s’il n’y avait pas eu Ursule pour venir mettre des pensées négatives dans l’esprit de Hans au sujet d’Ondine…

Bref, Ondine de Benjamin Lacombe est un très joli conte qui m’a séduite, je l’ai trouvé romantique et mélancolique. L’objet livre est magnifique avec ses calques et ses dessins. J’ai beaucoup aimé le personnage d’Ondine qui est une jeune nymphe à l’esprit pur. Une chouette découverte !

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Cliquez pour agrandir 🙂


176267433Auteur : Benjamin Lacombe
Date de sortie VF : 24 octobre 2012
Éditeur : Albin Michel Jeunesse (19€)
C’est un tome unique.
Du même auteur : Alice au pays des merveilles


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