À un cheveu

L’amour et la popularité, ça ne tient parfois qu’à un cheveu…
En terminale dans un lycée parisien, Matthéo était un garçon tout à fait ordinaire… jusqu’à ce que la calvitie s’installe. Depuis, sa vie est un enfer. En plus d’être le souffre-douleur du lycée, Matthéo a perdu tout espoir d’attirer l’attention de la belle Suraya. Résolue à l’aider, sa cousine le force à essayer un postiche, et, là, c’est la transformation : il est carrément craquant ! Pourtant, pas question de porter ses nouveaux cheveux au lycée : en attendant d’être à la fac, dans une ville où on ne le connaît pas, il en profitera pendant le week-end. C’est décidé : il se fait passer pour Paul, le cousin de Matthéo le loser. Peut-être que lui saura plaire à Suraya…

À un cheveu est le petit dernier de Lise Syven et il était number one dans ma wishlist. J’en ai profité pour l’acheter aux Halliennales il y a deux semaines et n’y tenant plus, je l’ai aussitôt commencé et j’ai beaucoup aimé ! Dans le genre contemporain, ici pas de Mirza ou de plumes noires, l’autrice nous offre une histoire tirée par les cheveux tout en abordant des thèmes sensibles et bien d’actualité.

Matthéo est chauve depuis peu et il le vit très mal. Comment le vivre bien alors que l’on est devenu du jour au lendemain le vilain petit canard du lycée et qu’une grosse brute passe son temps à vous le rappeler et vous persécuter ? C’est grâce à Andréa, sa cousine qui vient habiter chez lui, qu’il trouve une issue de secours : une moumoute ! Il se sent mieux mais ne la porte que les week-ends où il devient Paul, un mec cool et sûr de lui, et il se rendra compte qu’il ne laisse pas indifférent…

Pour garder son identité secrète, Matthéo invente tout un mensonge mais le soucis avec le mensonge, c’est que ça finit toujours par vous éclater à la figure. Et plus le mensonge devient grand, plus ça fait mal quand la vérité finit par sortir. J’ai aimé suivre Matthéo dans ses aventures mais je redoutais le moment où ça allait capoter car c’était inévitable.

En plus de glisser de nombreuses expressions chevelues, Lise Syven aborde différents thèmes qui ne peuvent que nous parler, du harcèlement scolaire à l’image de soi par rapport aux autres en passant par l’orientation sexuelle, etc. J’ai été plusieurs fois surprise (mais dans le bon sens) par certaines directions prises par l’histoire, par certaines réactions des personnages. Notamment en ce qui concerne la fin, j’ai été déçue par un des personnages mais en y réfléchissant bien, ça se passerait comme ça dans la vie de tous les jours (et c’est ça qui est bien dommage).

Bref, À un cheveu de Lise Syven est une lecture qui m’a beaucoup plue ! J’ai été sensible à ce qu’a voulu mettre en avant l’autrice avec l’histoire de Matthéo, tout en mettant beaucoup d’humour. Je me suis régalée avec cette lecture et j’avais hâte de m’y replonger le soir en rentrant chez moi. J’avais envie que Matthéo apprenne enfin à s’aimer pour qui il est vraiment. Un livre à ne pas louper !


Autrice : Lise Syven . Date de sortie : 19 septembre 2018


De la même autrice
La Balance Brisée . Saving Paradise


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Autant en emporte la musaraigne (Le journal intime de Cléopâtre Wellington #2)

Alors que l’esprit de Noël prend doucement possession de Cléopâtre, les catastrophes s’enchaînent. Entre son premier chagrin d’amour, la trahison de sa mère et son tout nouvel appareil dentaire, la vie de Cléo n’est plus que douleur et injustice intersidérales. Une seule solution : concentrer son énergie sur l’arrivée de sa grande et déjantée famille pour célébrer les fêtes à coups de cristaux magiques et de couscous géant. En attendant, elle peut interroger l’univers sur son avenir grâce aux cartes. Mais les astres sauront-ils la préparer au coup de Trafalgar que lui réserve la fin de l’année ?

Attention, risque de spoiler sur le tome précédent !

Aaaah que ça fait du bien de retrouver Cléopâtre ! J’avais adoré le premier tome et j’attendais celui-ci avec grande impatience. Aussitôt reçu, aussitôt lu. Autant en emporte la musaraigne de Maureen Wingrove n’a pas fait long feu entre mes mains. Avec ce livre, j’ai passé un dimanche cocooning comme les aime Cléo.

On retrouve Cléo le lendemain de la fête d’Halloween où elle a embrassé Toni, le plus beau mec de l’école, son premier baiser ! Comme dans le premier tome, je redeviens l’adolescente que j’étais aux côtés de Cléo et ses amies, Chloé, Jo, et Maria, comme si je ne les avais pas quittées à la fin de l’opus précédent. C’est une sensation super, comme celle de retrouver des copines.

On retrouve également la famille totalement décalée de Cléo. Sa petite soeur un brin creepy, sa mère un peu trop lourde mais qui ne cherche qu’à la protéger, son beau-père complément fêlé, son père qui ne fait pas les meilleures blagues et tout le reste de sa grande famille qui se réunit pour Noël.

Ce livre se déroule sur deux mois, novembre et décembre, la fin de l’automne et l’arrivée de l’hiver avec les fêtes de Noël. J’ai beaucoup aimé cette ambiance. J’y étais complètement, me souvenant avec une pointe de nostalgie ce que c’était de profiter des congés de Noël avec insouciance. J’avoue avoir envié Cléo plus d’une fois et j’ai déjà envie d’être à Noël !

J’ai beaucoup ri en lisant ce livre ! L’écriture de Maureen Wingrove est tellement facile et agréable à suivre, sans prise de tête, avec beaucoup d’humour et de réflexions cocasses. J’aime j’aime j’aime ! J’en aurais bien repris encore un peu (beaucoup).

Bref, le second tome du Journal intime de Cléopâtre Wellington de Maureen Wingrove, Autant en emporte la musaraigne est une lecture que j’ai adorée ! Le moment cocooning et feel good par excellence aux côtés de Cléo, sa famille et ses amies. À nouveau, j’ai beaucoup ri et j’ai adoré ! Vivement la suite !


Autrice : Maureen Wingrove . Date de sortie : 11 octobre 2018


De la même série
Tome 1


Always and forever, Lara Jean (To All the Boys I’ve Loved Before #3)

La vie est belle pour Lara Jean. Elle est follement amoureuse, son père va se remarier et sa soeur Margot revient à la maison pour l’été. Mais les changements sont imminents. Et Lara Jean ne peut ignorer la grande décision qu’elle va devoir faire, qu’elle université va-t-elle choisir ? Car cela signifie laisser derrière elle sa famille et peut-être celui qu’elle aime. Lorsque ton coeur et ta tête te disent deux choses différentes, lequel devrais-tu écouter ?

Attention, risque de spoiler sur les tomes précédents !

J’avais adoré le premier tome de la trilogie To all the boys I’ve loved before de Jenny Han, découvrant une bulle de douceur où il est très agréable de se blottir. Je n’ai pas attendu la sortie française pour découvrir le tome suivant, espérant retrouver tout ce qui m’avait plu dans le premier. Malheureusement ce ne fut pas le cas et j’avais été déçue. Je n’avais pas très envie de lire le dernier tome mais le film, que j’ai trouvé bien adapté, m’a redonné un peu d’espoir et je m’y suis mise. Alors verdict ? C’est sympa mais la vie de Lara Jean n’est pas des plus palpitantes non plus…

Dans ce dernier tome, plus de triangle amoureux, ouf ! On se concentre sur la relation de Lara Jean et Peter, ça fait du bien de les voir ensemble tous les deux. Ca fait un peu cliché de dire ça mais ils sont fait l’un pour l’autre et vont tout faire que que ça marche entre eux même si ça ne sera pas simple avec l’université. Et c’est plutôt agréable à lire.

L’autre point qui m’a beaucoup plu dans ce livre, et globalement dans la série, c’est l’importance de la famille. Les soeurs Song sont très soudées et je leur envie un peu cela. Kitty grandit et devient de plus en plus mature mais garde toujours ce petit grain de folie. Margot est un peu plus présente et doit faire face au fait que la famille s’est agrandie pendant son absence.

Du côté de l’histoire, on suit l’année de terminale de Lara Jean avec les réponses des universités, le bal de promo, le diplôme, le dernier été, etc. J’ai aimé en apprendre un peu plus sur les coutumes aux États-Unis que l’on n’a pas par chez nous. Cependant, j’ai trouvé que Lara Jean n’en profitait pas assez. J’avais envie de la secouer un peu, de lui dire de profiter de la vie au lieu d’essayer de trouver la meilleure recette de cookies dont tout le monde s’en fout. Il n’y a qu’à partir des 60% du livre où elle fait enfin un truc un peu fou-fou. Il était plus que temps !

Bref, dans l’ensemble j’ai trouvé Always and forever, Lara Jean de Jenny Han plûtot sympa. Découvrir comment se passe une année de terminale de l’autre côté du globe, retrouver Peter et la famille de Lara Jean était chouette même si parfois je me suis ennuyée aux côtés de Lara Jean, comme dans le tome 2. Le premier tome était génial, la suite se laisse lire mais est un peu décevante.


Autrice : Jenny Han . Date de sortie : 02 mai 2017 . Titre VF : Pour toujours et à jamais


Mes autres chroniques
Tome 1Tome 2


Moi, Simon, 16 ans, Homosapiens

Simon Spier, 16 ans, est gay. Personne n’est au courant. Les seuls moments où il est vraiment lui-même, c’est bien à l’abri derrière l’écran de son ordinateur. C’est sur un chat qu’il a « rencontré » Blue. Il ne sait pas grand-chose de lui. Simplement :
1/ Ils fréquentent le même lycée.
2/ Blue est irrésistible.
3/ Il l’apprécie énormément. (Pour être tout à fait honnête, Simon commence même à être un peu accro.)
Simon commet alors une erreur monumentale : il oublie de fermer sa session sur l’ordi du lycée. Résultat ? Martin, un de ses camarades de classe, sait désormais que Simon est gay. Soit Simon lui arrange un coup avec sa meilleure amie, soit Marin révèle son secret à la terre entière. Problème réglé? Pas si sûr…

J’ai enfin découvert l’histoire de Simon et ce, même avant de voir le film ce qui est plutôt un exploit vu tout l’engouement qu’il y a autour. Un ami m’a prêté le livre et je n’ai pas attendu très longtemps avant de le lire et j’ai beaucoup beaucoup aimé !

Moi, Simon, 16 ans, Homosapiens de Becky Albertalli est une lecture que je qualifierais de petite lecture du bonheur, un livre doudou qui nous fait nous sentir bien. Une lecture rafraichissante, j’ai été surprise que Simon ne s’apitoie pas sur son sort lorsque son homosexualité est révélée au grand jour et ça fait du bien. Une histoire plein de vie, de joie et de douceur. C’est un roman qui nous dit que, peu importe l’orientation sexuelle, la couleur de peau, le poids et autre, tout ira bien.

J’ai adoré tous les personnages sans exception ! Simon est tellement attendrissant, ses réflexions et sa façon de penser sont simples mais tellement vraies, tellement humaines. Et puis, il y a Blue. Impossible de ne pas craquer pour ces deux-là. Leurs échanges de mails ont rythmé ma lecture, je me suis vite prise au jeu et je me suis creusé les méninges pour deviner qui se cachait sous le pseudonyme de Blue.

La famille et les amis de Simon ne sont pas en reste. J’adore ce genre de famille, loufoque avec des petites traditions rien qu’à eux. Leur lien n’en est que renforcé. Du côté des amis, je me suis plus attachée à la pétillante Abby, on la voit un peu plus que Nick et Leah. Plusieurs messages forts sont passés via ces différents personnages et j’ai beaucoup aimé ça aussi.

Bref, il n’y a rien que je n’aie pas aimé dans Moi, Simon, 16 ans, Homosapiens de Becky Albertalli ! J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette histoire, celle de Simon, de Blue, de sa famille et de ses amis. Un livre qui nous fait nous sentir bien. J’y repenserais encore longtemps, un moment lecture plein de tendresse. Bon on va voir le film ? Le tout en mangeant des oréos bien sûr !


Autrice : Becky Albertalli . Date de sortie : 15 avril 2015
Titre VO : Simon vs the Homo Sapiens Agenda


Mulberry Tree

« Le bonheur se conjugue par petites touches, il ne s’impose pas. Pas plus qu’il ne demeure pour toute la vie. »

Mulberry Tree est une nouvelle d’une centaine de pages écrite par ma chère Cindy Van Wilder dont le talent, le rire et la propension à me faire verser des larmes ne sont plus à présenter. Cette nouvelle est en téléchargement libre, c’est d’ailleurs par ici, et je l’avais sur mon ordinateur depuis un bon moment sans jamais la lire. Et puis, une campagne Ulule a vu le jour et j’ai sauté sur l’occasion pour participer à ce beau projet.

Cent pages sont suffisantes pour nous partager une journée très spéciale dans la vie d’un homme. Une seule journée mais une vie remplie de souvenirs et le chemin parcouru pour y arriver. De nouveaux éléments s’ajoutent au fil de la lecture et chamboulent tout ce que l’on c’était imaginé sur le personnage principal.

Ce que j’ai énormément aimé dans Mulberry Tree, c’est cette douceur, cette force et ce réconfort qui émanent de cette histoire. Je me visualisais très bien dans cet immeuble, boire mon thé chaud en admirant ce beau mûrier tout en écoutant les bruits venant des appartements alentours. J’avais moi aussi envie de participer aux jours de fêtes, aux barbecues, entourée de toutes ces personnes, de partager leur bonheur ainsi que leur peine.

D’un coté plutôt superficiel, je dois avouer que je suis conquise par le format et la qualité de ce livre. C’est un très beau travail. La couverture est douce, ce que j’adore, le papier est de bonne qualité et les dessins se marient parfaitement avec le récit.

Bref, Mulberry Tree de Cindy Van Wilder est une lecture courte mais intense ! Je remercie Anais qui a permis à cette histoire de voir le jour en format papier. Une histoire qui dénonce l’intolérance, le racisme, le rejet et l’étroitesse d’esprit, pour reprendre les mots de l’autrice, mais aussi une histoire qui parle d’espoir et de bonheur ! À lire sans hésitation.


Autrice : Cindy Van Wilder . Date de sortie : décembre 2017


De la même autrice
Les Outrepasseurs . Memorex . La lune est à nous . Terre de Brume