The Hazel Wood

« Ne t’approche sous aucun prétexte d’Hazel Wood. » Ces quelques mots laissés par la mère d’Alice juste avant son enlèvement scellent à tout jamais le destin de la jeune fille.
Hazel Wood, la résidence légendaire d’Althea Proserpine, autrice des célèbres « Contes de l’Hinterland ». Hazel Wood, où sa petite-fille, Alice, va devoir s’aventurer. Hazel Wood, dont personne ne revient jamais. Et si Hazel Wood était bien plus qu’un simple manoir ?
Il était une fois… Hazel Wood.

The Hazel Wood est un livre qui m’intriguait beaucoup, les contes, moi j’adore ! Je pensais que c’était une réécriture d’Alice au pays des merveilles mais ce n’est pas exactement ça. Des contes il y en a, mais ce sont ceux d’Althea Prosperine, des contes très sombres, effrayants et un peu glauques sur les bords… J’ai globalement apprécié ma lecture mais j’y ai quand même trouvé quelques défauts.

Pour moi, il y a deux parties à cette histoire. Dans la première, on fait la connaissance d’Alice qui part à la recherche de sa mère disparue aux côtés de Finch, son ami passionné par les histoires de l’Hinterland. Cette première partie prend le plus de place et c’est aussi la plus lente. On n’apprend pas grand chose, Alice et Finch savent qu’il faut atteindre Hazel Wood et l’Hinterland pour retrouver la mère d’Alice mais c’est à peu près tout. Cette partie ne m’a pas vraiment ennuyée mais elle ne m’a pas tenu en haleine non plus. Je suivais passivement le déroulement des événements. Je ne me suis pas spécialement attachée à Alice ou à Finch non plus.

Par contre, dans la deuxième partie, une fois que l’on entre en Hinterland, je n’ai plus su décrocher ! Et ça c’est plutôt positif. Je me suis mieux attachée aux personnages, les réponses sont apportées et j’ai trouvé ça terriblement original. J’ai vraiment adoré cette partie onirique, c’est souvent quelque chose qui me plait et là je n’ai pas été déçue. Dommage que cette partie ne représente qu’un tiers du bouquin, j’en aurais bien repris un peu.

Dernier petit bémol, les contes m’ont manquée. Althea Prosperine, la grand-mère d’Alice en a écrit douze en tout et on en approche que deux ou trois à peine et pas en entier en plus. J’aurais aimé connaitre les contes pour accrocher mieux à l’histoire et reconnaitre les personnages qui interviennent. Un recueil de ces contes va être publié mais c’est un peu tard (je le lirai quand même hein), j’aurais aimé les découvrir en même temps que l’aventure d’Alice.

Bref, avec The Hazel Wood de Melissa Albert ce fut un peu complexe. Je me suis laissée porter à distance par la première partie qui est plus longue, m’attachant que partiellement aux personnages et à l’histoire. Puis, une fois dans l’Hinterland et à Hazel Wood, j’ai été complètement sous le charme. Un peu comme si j’avais enfin ouvert les yeux et que tout était à la fois plus coloré et plus vif. J’ai finalement passé un bon moment lecture même si l’autrice aurait pu aller plus loin en nous offrant les contes de l’Hinterland directement dans son récit. J’en garde malgré tout un très bon souvenir.


Autrice : Melissa Albert . Date de sortie : 30 janvier 2018 . Titre VF : Hazel Wood


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L’île au manoir

Par une nuit d’hiver, sur une île de l’Atlantique, Adam aperçoit une fille étrange sur la plage en bas de chez lui. Une fille très pâle aux longs cheveux humides, qui ressemble à une noyée. En cherchant à l’aider, Adam se retrouve entraîné dans une quête dangereuse, entre le présent et le passé, entre la réalité et le rêve…

Depuis un bon moment déjà, je souhaite découvrir la plume d’Estelle Faye dont on m’a tant parlé. J’ai la trilogie de La Voie des Oracles et Les Seigneurs de Bohen dans ma bibliothèque mais c’est avec L’île au manoir que je l’ai finalement découverte. Une lecture qui fut courte mais que j’ai bien aimée.

Avec sa belle couverture réalisée par Xavier Collette (Le Soufflevent), ce livre fait partie d’une nouvelle collection pour les 8-12 ans chez Scrineo, dirigée par Cassandra O’Donnell et qui sera lancée en octobre 2018. La collection sera séparée en deux segments : 8-10 ans et 10-12 ans, L’île au manoir s’inscrit dans la seconde catégorie.

Cette histoire est parfaite pour les plus jeunes. On y rencontre Adam et ses deux amis Gaël et Adélis qui vivent sur une île isolée du reste du monde. L’amitié est un thème très important ici et c’est grâce son amitié envers une mystérieuse fille qu’il aperçoit un soir le long de la plage qu’Adam se lance dans une quête assez dangereuse pour la sauver.

Le livre fait un peu moins de 130 pages, ce qui n’est pas très épais mais Estelle Faye réussi le pari de nous emmener dans ce nouvel univers jeunesse avec facilité. On entre directement dans le vif du sujet et c’est parfait pour des lecteurs plus jeunes, il faut les intéresser, les rendre curieux dès le début de l’histoire. J’avais vu certaines révélations venir mais cela ne m’a pas dérangée plus que ça. De l’amitié et un brin de mystère entre le rêve et la réalité qui m’a tout de même fait frissonner plus d’une fois.

Bref, L’île au manoir d’Estelle Faye est le premier livre de la collection pour les 8-12 ans de chez Scrineo que je lis. J’ai beaucoup aimé, cela reste de la jeunesse mais l’histoire m’a emportée le temps d’un bon moment détente. Un récit sur l’amitié, mêlé d’océan, de rêve et de magie. J’aime ces petites perles des collections jeunesses et si c’est aussi votre cas, je vous le recommande !


Autrice : Estelle Faye . Date de sortie : 04 octobre 2018


La fille d’encre et d’étoiles

Alors qu’il est interdit de quitter l’île de Joya, Isabella rêve des contrées lointaines que son père a un jour visitées et cartographiées. Quand sa meilleure amie disparaît, Isabella est résolue à faire partie de l’équipe de recherches. Guidée par une carte ancienne appartenant à sa famille depuis des générations, et par sa connaissance des étoiles, Isabella prend part à l’expédition et navigue dans les dangereux Territoires Oubliés. Mais sous leurs pas, un mythe féroce s’agite dans son sommeil…
Un voyage envoûtant. Un ennemi ancestral. Une amitié indestructible.

Lorsque j’ai reçu La fille d’encre et d’étoiles de Kiran Millwood Hargrave, j’ai été émerveillée par ce livre. Il est vraiment magnifique avec sa couverture toute douce, ses couleurs et son écriture qui brille à la lumière. L’histoire me promettait une belle aventure la tête dans les étoiles. L’histoire m’a-t-elle aussi conquise que l’aspect extérieur du livre ?

Dès les premières pages, j’ai été entrainée dans ma lecture aux côtés d’Isabella, une jeune fille de treize ans. J’ai rapidement lu la première partie, j’accrochais plutôt bien et j’étais curieuse de découvrir où l’autrice allait nous emmener. Je voulais savoir où, sur la carte du monde, l’île de Joya se place et savoir si on allait avoir une petite touche fantastique dans cette histoire. Pour la première question, j’avoue ne pas avoir trouvé la réponse. Je n’ai pas réussi à situer l’île, ni l’époque, et j’avoue ne pas savoir pourquoi c’était si important pour moi. Peut-être pour mieux visualiser les personnages et leurs origines ? Probablement.

Si j’ai bien aimé le côté mythologique avec l’histoire de Yote et d’Arinta, ça n’a pas suffi à m’immerger totalement. Les monstres rencontrés ne m’ont fait ni chaud ni froid alors qu’en général, ça aurait dû. J’ai été déçue par la deuxième partie du livre, une fois que se met en route l’expédition pour retrouver Lupe, la meilleure amie d’Isabella, le récit tombe un peu à plat et je me suis dit « tout ça pour ça ? ». La dernière partie a achevé de me perdre, c’était trop sans dessus dessous pour que je comprenne l’environnement dans lequel évoluent les personnages, ce qui n’a fait que creuser le fossé entre eux et moi.

Bref, La fille d’encre et d’étoiles de Kiran Millwood Hargrave est une lecture qui a très bien démarrée pour moi, j’ai été conquise dès les premières pages mais mon intérêt s’est vite essoufflé dans la deuxième et dernière partie. Une histoire de cartes, d’étoiles et d’amitié qui avait tout pour me plaire et qui me promettait une belle aventure que je n’ai malheureusement pas retrouvée. C’est une petite déception pour moi.


Autrice : Kiran Millwood Hargrave . Date de sortie : 14 juin 2018 . Titre VO : The Girl of Ink and Stars


La Collision des Mondes (Le Pays des Contes #6)

Alex a disparu ! Pire, le sortilège de la sorcière Morina l’a transformée en enchanteresse maléfique. Cela ne pouvait tomber plus mal, car la brèche entre le Pays des contes et notre monde est désormais ouverte : héros comme vilains peuvent passer de l’un à l’autre selon leur bon vouloir. Alors que New York découvre avec stupeur l’existence de la magie, Conner, aidé de Rouge, Boucle d’or, Jack et de son armée littéraire, doit à tout prix libérer sa sœur. Car seuls les jumeaux peuvent affronter la plus grande menace qui ait jamais existé. Une menace qui plane de toute sa noirceur sur l’ensemble les mondes…

Attention, risque de spoiler sur les tomes précédents !

Ca fait toujours un petit quelque chose de terminer une saga où on s’est attaché tant à l’histoire qu’aux personnages. Cela fait un peu plus de quatre ans que j’ai fait la connaissance d’Alex et Conner et c’est avec émotion que j’ai refermé la dernière page du Pays des Contes.

J’avais plutôt envie de faire durer un peu le plaisir mais finalement, le livre a été lu en une journée. Dès le prologue, que j’ai trouvé fort original, on est intrigué et on veut savoir ce qu’il se passe. Les événements s’enchainent, on a plusieurs points de vue qui nous apportent des réponses ou bien encore plus de mystères. Cela nous fait tourner les pages pour savoir comment toute cette agitation va se résoudre. Les sorcières et l’Armée de la Littérature débarquent dans notre monde avec Alex de leur côté. Il n’y a que Conner et ses amis pour sauver le monde et sa soeur jumelle par la même occasion.

Les personnages n’ont pas changé, ils sont toujours fidèle à eux-mêmes. Jack et Boucle d’Or sont des parents intrépides et emmènent leur bébé dans leurs aventures, Rouge est toujours aussi égocentrique mais cela rajoute une bonne touche d’humour, Bree est une jeune fille espiègle et pleine de ressources et Conner ne manque pas d’imagination et de courage. Comme Alex doit être sauvée, elle n’est pas très présente une bonne partie du livre et elle m’a manqué.

Dans ce dernier tome, toutes les réponses sont apportées, les résolutions se font et Chris Colfer nous garde encore quelques surprises et quelques jolis messages de tolérance et d’acceptation. Comme d’habitude, j’ai été emportée par la plume de l’auteur, par son style et son humour. J’ai beaucoup aimé la fin que j’ai trouvé parfaitement équilibrée. Il n’en fallait pas plus, il n’en fallait pas moins.

Bref, La Collision des Mondes, le tome qui conclut la saga Le Pays des Contes de Chris Colfer, est un tome plein d’émotions car il faut dire au revoir à l’univers et aux personnages que l’on a côtoyés depuis quelques années déjà. Ils vont me manquer. Au fil des tomes, j’ai aimé suivre les aventures d’Alex et Conner et leurs amis dans le Pays des contes, dans les histoires de Conner, dans différents mondes de la littérature et dans notre monde. Une saga que je chéris beaucoup ♥


Auteur : Chris Colfer . Date de sortie : 24 mai 2018 . Titre VO : Worlds Collide


Mes autres chroniques de la saga
Tome 1 . Tome 2 . Tome 3 . Tome 4 . Tome 5


Poussière Fantôme

Être guide touristique spécialisé dans les mystères du Montréal hanté n’est pas facile tous les jours ! Mais ça l’est encore moins quand on peut réellement converser avec les fantômes ! Depuis qu’Archibald a fait la rencontre d’Elizabeth McKenzie, jeune scientifique décédée dans des circonstances étranges en 1917, sa vie a basculé. Déterminé à aider Elizabeth à lever le voile sur sa mort, Archie devra compter sur des amis parfois surprenants et percer les secrets de la poussière fantôme. Car les revenants, goules et autres spectres de la ville se montrent de plus en plus menaçants…

Poussière Fantôme est une des nouvelles parutions chez Scrineo dont le résumé avait vite fait de me tenter. Dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment lecture, l’univers est plutôt sympa mais j’aurais aimé quelques explications sur certains événements qui paraissent du coup un peu faciles.

On suit Archibald qui nous guide à travers les rues de Montréal et qui nous fait découvrir des lieux macabres et hantés. Archibald peut voir les fantômes et depuis quelques semaines, Elizabeth, une scientifique décédée il y a une centaine d’années, est entrée dans sa vie. Ensemble, ils vont essayer de découvrir qui est à la poursuite de cette dernière mais les réponses viendront bien plus tôt qu’ils ne le pensent, ou qu’ils ne le souhaitent…

Si j’ai beaucoup apprécié l’univers imaginé par l’auteur, l’idée des fantômes qui reviennent à la vie pour s’en prendre à Elizabeth et le pourquoi du comment, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages. J’ai éprouvé une certaine distance avec eux, ne m’attachant pas plus que cela. Pareil pour les autres personnages.

L’écriture d’Emmanuel Chastellière est agréable à suivre, fluide et entrainante. Malheureusement, j’ai été dérangée par le fait que parfois ce fut un peu trop facile. Certains événements sont résolus trop rapidement, je pense notamment à Archibald qui arrive à sortir du Seuil on ne sait trop comment. Puis il voit des fantômes et son entourage possède comme par hasard aussi des pouvoirs ou des connaissances qui peuvent l’aider. Ca m’a un peu dérangée et j’ai eu du mal à passer outre cela.

Petite mention pour la couverture qui a été réalisée par Xavier Collette, illustrateur de la bande dessinée Le Soufflevent que j’aime beaucoup, il faudrait d’ailleurs que je vous en parle sur le blog.

Bref, Poussière Fantôme d’Emmanuel Chastellière est une lecture sympathique mais avec quelques défauts. J’ai apprécié l’univers, l’histoire de fantôme et la découverte de Montréal et Québec à travers ce livre mais j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, à avoir peur pour eux, et j’ai trouvé que la facilité était choisie à plusieurs reprises, ce qui m’a dérangée lors de ma lecture.


Auteur : Emmanuel Chastellière . Date de sortie : 26 avril 2018