Dividing Eden (Dividing Eden #1)

Un frère, une soeur. Un amour inconditionnel. Mais une seule couronne.
Lorsque leur père le roi et leur frère aîné meurent, les jumeaux Carys et Andreus doivent s’affronter dans une série d’épreuves pour déterminer lequel des deux régnera sur le royaume d’Eden. Eux qui n’ont jamais pensé à accéder au pouvoir et qui ont passé toute leur vie à se protéger mutuellement se retrouvent en concurrence pour la première fois. Andreus bénéficie du soutien du Conseil, Carys de celui du peuple. Impossible a priori de les départager, mais, dans l’ombre, chacun intrigue pour voir son favori monter sur le trône. Malgré leur attachement, s’engage une bataille sans merci entre le frère et la sœur. Jusqu’où sont-ils capables d’aller pour obtenir la couronne ? Peuvent-ils continuer à se faire confiance ? Doivent-ils écouter les conseils de ceux qui, prétendument pour leur bien, les éloignent l’un de l’autre ?

Ayant bien aimé la trilogie L’élite de Joelle Charbonneau, j’ai eu très envie de découvrir l’autrice dans un genre plus fantasy, un genre que j’aime beaucoup et je n’ai pas été déçue par ce premier tome de Dividing Eden !

La compétition entre les jumeaux promise par le résumé débute après environ un tiers du livre, pendant cette première partie, l’autrice pose les bases de son histoire et je n’ai pas trouvé ça de trop ou trop lent. C’était une bonne introduction des personnages, de leur histoire et de l’univers mis en place. Puis vient ensuite la confrontation entre Carys et Andreus pour savoir qui gouvernera le royaume d’Eden.

Forcément, le lecteur prend parti pour l’un ou pour l’autre. Ma préférence a tout de suite été pour Carys. Depuis toute petite, elle protège son frère jumeau et son secret, quitte à prendre littéralement des coups pour lui. Carys s’est toujours montrée forte bien qu’elle possède des faiblesses, elle est intelligente et nous réserve encore bien des surprises.

Andreus quant à lui m’a bien plu au début, il est d’une grande bonté et générosité, il veut que le peuple soit heureux. Il mérite la couronne et Carys n’en veut pas de toutes façons. Puis, une fois que la compétition commence, il se comporte en parfait crétin. Juste parce qu’une sale connasse se couche dans son lit jolie fille lui fait les yeux doux, il ne se sent plus et il n’a plus du tout confiance en sa soeur. Les chapitres alternent les points de vue et ceux concernant Andreus devenaient de plus en plus insupportables pour moi. J’admire l’autrice qui m’aura fait détester un personnage que j’aimais plutôt bien au départ.

Il y a plusieurs personnages qui entourent les jumeaux, j’avoue que je me suis parfois emmêlée les pinceaux mais j’avais une bonne vision de ceux à qui Carys peut faire confiance (à voir si la suite me donnera raison), le reste n’est qu’un nid de vipères.

L’écriture de Joelle Charbonneau est toujours aussi addictive. J’ai beaucoup aimé l’univers qu’elle a mis en place avec les vents, les créatures de cauchemars vivant dans les montagnes. J’aurais bien aimé en apprendre un peu plus et j’espère que ce sera plus approfondi dans la suite.

Bref, j’ai beaucoup aimé le premier tome de Dividing Eden de Joelle Charbonneau. Une compétition qui fait rage entre un frère et une soeur, des complots pour prendre la place sur le trône et peu d’alliés, un univers très riche et très intéressant dont j’espère en apprendre plus dans le dernier tome, que demandez de plus ? J’ai beaucoup aimé !


Autrice : Joelle Charbonneau . Date de sortie : 06 juin 2018 . Titre VO : Dividing Eden


De la même autrice
L’élite


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Lune rousse (Les Loups-Garous de Thiercelieux #1)

L’une vit le jour, l’autre vit la nuit… 1846. Un soir d’automne, le ciel est rouge au-dessus du village de Thiercelieux. Lapsa et Lune ont grandi ensemble mais cette nuit-là, l’appel de la lune rousse va les séparer. Lapsa découvre qu’on lui a menti sur la mort de ses parents et se jure de découvrir la vérité. Lune se lance à la poursuite d’un loup noir, jusqu’à un coffre caché sous un rocher. À l’intérieur : des masques de loups, un poème oublié qui parle de vengeance… Un masque sur le visage, la jeune fille se sent soudain investie d’une force animale. Elle fait le serment de lutter contre les injustices qui frappent le village. Mais la malédiction des loups, surgie du passé, ne risque-t-elle pas de bouleverser Thiercelieux et de les dépasser toutes les deux ?

J’aime beaucoup le jeu Les Loups-Garous de Thiercelieux et quand j’ai appris qu’il y allait avoir une histoire inspirée de ce concept, j’ai tout de suite été enchantée et très curieuse de découvrir ce que les auteurs, Paul Beorn et Silène Edgar, allaient bien pouvoir nous concocter. Je n’ai pas été déçue !

Tous les quinze ans, une lune rousse appelle à elle les loups-garous du village de Thiercelieux où vivent nos deux héroïnes, Lune et Lapsa. Lune trouve un masque, devient un loup et fait justice lorsque le soleil se couche. Lapsa quant à elle, enquête le jour pour retrouver ses origines et pour savoir ce qu’il s’est passé il y a quinze ans entre les précédents loups… J’ai beaucoup aimé ces deux amies. Elles ont du caractère, sont intelligentes et savent se faire entendre. Si j’ai eu un peu de mal avec Lune au début, la trouvant un chouia égoïste, ça n’a pas duré bien longtemps, j’ai fini par m’attacher à elle autant qu’à Lapsa.

Ce que j’ai particulièrement apprécié dans cette lecture c’est l’ambiance qui entoure le village, exactement lorsque je joue au jeu avec des amis. J’ai aimé ce que les auteurs en ont fait et j’ai aimé retrouver tous les personnages même si pour certains c’est plus subtil, comme le rôle du Cupidon par exemple.

Les différents événements du jeu s’y retrouvent aussi, les nuits où les loups-garous doivent se mettent d’accord, le conseil du village qui peut très vite s’enflammer une fois le jour levé, etc. L’écriture est prenante et fluide, ce livre n’a pas fait long feu entre mes mains ! Je ne suis pas encore certaine qu’il y aura une suite, je n’ai trouvé l’information nulle part mais si c’est le cas, je serais au rendez-vous.

Bref, Lune rousse de Paul Beorn et Silène Edgar est une très chouette lecture qui m’a fait passer un excellent moment dans l’ambiance des Loups-Garous de Thiercelieux, un jeu que j’aime beaucoup. Un remaniement très original et bien maîtrisé que j’ai adoré ! Les deux héroïnes sont attachantes, j’ai aimé résoudre les mystères à leurs côtés. Êtes-vous prêts à les découvrir ? Le village s’endort…


Auteurs : Paul Beorn et Silène Edgar . Date de sortie : 14 novembre 2018


Réminiscences (Gardiens des Cités Perdues #7)

Sophie ne sait plus quelle stratégie adopter. Ses amis eux-mêmes semblent avoir perdu la foi : leur retentissante victoire en Atlantide aurait dû marquer un tournant décisif dans le combat contre les Invisibles, et pourtant la lutte paraît au point mort. Toujours prêtes à déstabiliser le monde des elfes, Vespéra et Lady Gisela ont disparu dans la nature. Quant à Fintan, prisonnier du Conseil, il refuse obstinément de révéler quoi que ce soit de leurs sombres plans. Pour couronner le tout, les jeunes recrues du Cygne Noir reçoivent un véritable coup de massue à l’énoncé du verdict du procès d’Alvar, toujours amnésique.
Mais quand Sophie et Fitz, vitcimes d’une nouvelle attaque, échappent de justesse à la mort, ils n’ont plus guère le choix. S’ils veulent garder une chance de l’emporter face à ces ennemis sans pitié, il leur faut dès à présent changer radicalement de tactique pour adopter celle de leurs adversaires, quitte à trahir leur nature et leurs plus intimes convictions…

Attention, risque de spoiler sur les tomes précédents !

Gardiens des Cités Perdues de Shannon Messenger est l’une de mes sagas chouchoutes et je n’ai pas boudé mon plaisir lorsque l’autrice a annoncé des tomes en plus ! C’est avec grande impatience que j’attends chaque tome et c’est avec grand bonheur que je les lis. Ce septième tome est bien épais, je l’ai bien apprécié, je passe toujours un bon moment avec cette histoire, cependant celui-ci n’est pas mon opus préféré.

On retrouve Sophie, Fitz, Keefe, Dex, Biana, Tam, Linh, et tous les autres (car oui il y a beaucoup de personnages, mais on s’y retrouve, rassurez vous !) au début du procès d’Alvar, le frère ainé de Fitz et Biana qui les a trahis pour les Invisibles. Un vrai plaisir d’être à nouveau à leurs côtés ! Les deux alicornes qui attentent leur petit, Sylveny et Greyfell sont également de retour.

Si ce tome a démarré sur les chapeaux de roues avec une attaque visant Sophie et Fitz à un peu moins d’une centaine de pages, le reste de l’intrigue présente quelques lenteurs. J’ai trouvé la convalescence de Sophie et de Fitz est un peu longue, l’action est délaissée pendant une bonne partie du livre pour se concentrer plutôt sur la psychologie des personnages. Ce qui ne m’a pas déplu pour autant.

Même si on apprend pas mal de nouvelles choses, notamment sur le fameux héritage des Vacker, Sophie et les autres sont toujours dans le flou concernant les actions des Invisibles. Allant de défaites en défaites, c’est assez frustrant pour eux mais aussi pour le lecteur. Ce sentiment d’impuissance est palpable et il est grand temps que la tendance s’inverse et qu’ils commencent à rendre les coups !

Bref, Réminiscences, le tome sept de Gardiens des Cités Perdues de Shannon Messenger est un peu inégal au niveau du rythme, démarrant bien fort pour faire ensuite redescendre l’adrénaline pendant une bonne partie de l’histoire pour mieux repartir sur la fin. Même si ce tome n’est pas celui que j’ai préféré, j’ai tout de même passé un bon moment et j’ai hâte de découvrir la suite !


Autrice : Shannon Messenger . Date de sortie : 15 novembre 2018 . Titre VO : Flashback


Mes autres chroniques de la saga
Tome 1Tome 2 . Tome 3 . Tome 4 . Tome 5 . Tome 6

De la même autrice
Sky Fall


Shades of Magic (Shades of Magic #1)

Kell est le dernier des magiciens de sang, des sorciers capables de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est le centre à chaque fois. Le nôtre est gris, sans magie d’aucune sorte. Celui de Kell, rouge, et on y respire le merveilleux avec chaque bouffée d’air. Le troisième est blanc : là, les sortilèges s’y font si rares qu’on s’y tranche la gorge pour une simple incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui l’a envahi quand la magie a dévoré tout ce qui s’y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui.
Depuis cette contagion, il est interdit de transporter un objet d’un monde à l’autre. C’est malgré tout ce que Kell va prendre le risque de faire. Mais, à force de jouer avec le feu, il finit par commettre l’irréparable : il emporte jusque dans le Londres gris une pierre noire comme la nuit, qu’une jeune fille du nom de Lila décide de lui subtiliser. Pour elle comme pour lui, le compte à rebours est lancé.

La trilogie Shades of Magic de Victoria Schwab me tente depuis très longtemps, j’avais d’ailleurs le premier tome en VO mais j’ai fini par craquer pour les sublimes couvertures françaises. Je m’y suis donc enfin mise et je suis bien contente que la suite soit déjà parue, je ne devrais pas attendre trop longtemps pour la lire ! Sans surprise, j’ai adoré ma lecture !

L’histoire nous réserve bien des rebondissements, à commencer par les personnages. Kell est l’un des derniers magiciens de sang, on pourrait s’imaginer qu’il est tout puissant, ce qui est le cas, je ne vais pas dire le contraire, mais il a ses failles et n’est pas à l’abri d’erreur et de mauvais choix. Et c’est ce que j’ai aimé chez lui, ça le rend crédible. Lila quant à elle est une voleuse du Londres Gris qui en a déjà bien bavé dans sa vie. Je l’ai tout de suite appréciée. Une jeune fille courageuse, pleine de volonté, qui rêve de liberté. Le duo Lila-Kell fonctionne à merveille. Cerise sur le gâteau, pas de romance jusqu’à présent ! Et ça, j’aime beaucoup ! Quand ça prend du temps, c’est tout de suite plus logique et ça n’en devient que plus beau.

Du côté de l’intrigue, je pensais avoir deviné les grosses directions qu’allaient prendre l’histoire. Perdu. Ce n’est pas du tout ça et c’est encore plus agréable ! L’autrice n’écrit pas avec des pincettes et n’épargne pas ses personnages, j’ai trouvé ça terriblement bien. J’ai aimé découvrir les différents Londres dans lesquels on suite Lila et Kell. C’est très original et palpitant. Je me replongeais dans ma lecture avec plaisir et j’avoue que je l’ai faite durer un peu plus longtemps que nécessaire. En refermant ce premier tome, j’ai été agréablement surprise de constater que l’intrigue principale a une conclusion. Pas besoin de cliffhanger pour me demander ce que nous réserve la suite, je suis très curieuse et j’ai déjà hâte !

Bref, le premier tome de la trilogie Shades of Magic de Victoria Schwab est une réussite ! J’ai vraiment apprécié ma lecture et la découverte des différents mondes avec le rapport à la magie dans chacun d’eux. Je me suis attachée aux deux protagonistes principaux, Kell et Lila. Un duo de choc qui n’a pas fini de nous faire rêver ! 


Autrice : Victoria Schwab . Date de sortie : 08 juin 2017 . Titre VO : A Darker Shade of Magic


Les ombres assassines (L’académie diplomatique d’Isuldain #1)

La secte d’Anghor l’avait promis à Isuldain : sa capitale Éa-Kyrion connaîtrait la pire vague de terreur de son histoire. Ce jour de vengeance est arrivé ! Mêlées à la population, les Ombres assassines commettent des crimes ciblés, organisent des attentats, sèment la mort. L’empereur mobilise toutes ses forces, des simples portiers aux Chevaliers d’Isuldain. Même sa prestigieuse Académie diplomatique est sollicitée. La toute jeune chambrée des Crépusculaires entre avec fougue dans cette affreuse crise. Pourtant, elle a déjà ses propres conflits internes à surmonter, ce défi inouï de faire vivre et agir ensemble un semi-orque, deux elfes, un Maraudeur au caractère bien trempé, une Sorcière des Mondes glauques et un ancien élève de la Confrérie des magiciens. S’ils y parviennent, combien périront ?

Je suis finalement venue à bout de ce livre ! Au début de ma lecture du premier tome de L’académie diplomatique d’Isuldain, Les ombres assassines, d’Arthur Ténor, je n’ai pas accroché du tout ni à l’histoire ni aux personnages. Et j’en suis la première attristée. Je l’ai mis en pause pendant deux mois avant de le rependre récemment. Et cette pause a été plus que bénéfique pour mieux reprendre cette lecture !

Ce livre avait tout pour me plaire, un thème innovant, des élèves apprenant la diplomatie plutôt que le combat, plusieurs races qui se côtoient, mais j’ai eu beaucoup de mal avec plus du premier tiers du roman. Je ne me suis attachée à aucun personnages. On rencontre tout de suite six protagonistes principaux, c’est un nombre assez important et c’est assez difficile de s’y attacher en si peu de pages. J’ai trouvé que l’auteur restait trop en surface les concernant, on n’en apprend pas assez pour déclencher un quelconque attachement pour l’un deux.

Au niveau du style et de l’histoire, je m’y suis perdue aussi. L’écriture est lourde, les dialogues sont peu crédibles et les événements décousus et un peu brouillons. J’avais vraiment du mal à entrer dans l’histoire et j’ai fini par perdre la motivation pour continuer ma lecture. J’ai mis le livre en pause un bon moment, hésitant même à le reprendre…

Finalement, cette pause a été plutôt bénéfique ! J’ai repris ma lecture et j’ai même accroché. Malgré que les défauts cités plus haut soient toujours présents, j’ai lu l’histoire d’un oeil neuf pour laisser sa chance à ce livre. J’ai lu la fin de ce premier tome bien plus rapidement, ça m’a fait du bien mais je ne compte pas lire la suite.

Bref, le premier tome de L’académie diplomatique d’Isuldain, Les ombres assassines, d’Arthur Ténor est une lecture qui m’a donné du fil à retordre. Des personnages qui s’enflamment à la moindre étincelle mais qui m’ont parus trop peu approfondis. Une histoire qui promettait d’être intéressante mais qui ne m’a malheureusement pas convaincue. Malgré une pause qui a soulagé ma lecture, j’étais contente de terminer ce livre pour pouvoir passer à autre chose.


Auteur : Arthur Ténor . Date de sortie : 23 août 2018