L’ombre de l’Ankou

Lotie, petite Parisienne de 11 ans, déménage pour la Bretagne. Une terre de légendes, lui disait-on. En guise de légende, la voilà dans un vieux manoir perché tout au bout du monde. Une bâtisse poussiéreuse, perdue sur une lande désertique. Pas de quoi enchanter la jeune fille. Elle va s’ennuyer ferme ici, sans ses amies, c’est certain. S’ennuyer ? C’est sans compter sur l’arrivée d’une étrange créature. Une silhouette encapuchonnée, armée de son immense faux, dressée sur ce bateau illuminé par cette seule lanterne. Qui est ce redoutable inconnu ? Pourquoi revient-il chaque nuit sur cette plage de galets ?

Avec L’ombre de l’Ankou de Jean Vigne, je suis à jour dans la collection Chatons Hantés des éditions du Chat Noir. C’est une collection que j’apprécie beaucoup et il ne me manquait plus que celui-ci pour avoir lu tous ceux qui sont sortis jusqu’à présent !

On se retrouve en Bretagne où Lotie et ses parents viennent de débarquer dans un ancien manoir familial. Lotie a onze ans et quitter sa vie à Paris n’est pas très facile pour elle. Je l’ai trouvée pleine d’innocence et de naïveté qui m’a fait sourire plus d’une fois. Mais Lotie a un caractère bien trempé pour une jeune fille, un peu gâtée et qui n’aime pas grand chose, mais on finit par s’y attacher.

L’auteur explore le folklore breton avec l’Ankou, silhouette encapuchonnée sur son bateau qui revient chaque nuit sur la plage près du manoir où Lotie habite avec ses parents, et qui attend les âmes des trépassés pour les emmener. Mais qui attend-t-il exactement ? La mère de Lotie atteinte d’un cancer ? Lotie ne le laissera pas faire ! J’aurais bien aimé en apprendre encore un peu plus sur le folklore breton, je suis restée un peu sur ma faim à ce niveau là.

Bref, avec L’ombre de l’Ankou de Jean Vigne, j’ai passé chouette moment dans la continuité des autres livres de la collection Chatons Hantés. J’ai aimé suivre les aventures de Lotie dans cette nouvelle maison et découvrir les mystères qui s’y cachent.


Auteur : Jean Vigne . Date de sortie : 04 avril 2018


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L’île au manoir

Par une nuit d’hiver, sur une île de l’Atlantique, Adam aperçoit une fille étrange sur la plage en bas de chez lui. Une fille très pâle aux longs cheveux humides, qui ressemble à une noyée. En cherchant à l’aider, Adam se retrouve entraîné dans une quête dangereuse, entre le présent et le passé, entre la réalité et le rêve…

Depuis un bon moment déjà, je souhaite découvrir la plume d’Estelle Faye dont on m’a tant parlé. J’ai la trilogie de La Voie des Oracles et Les Seigneurs de Bohen dans ma bibliothèque mais c’est avec L’île au manoir que je l’ai finalement découverte. Une lecture qui fut courte mais que j’ai bien aimée.

Avec sa belle couverture réalisée par Xavier Collette (Le Soufflevent), ce livre fait partie d’une nouvelle collection pour les 8-12 ans chez Scrineo, dirigée par Cassandra O’Donnell et qui sera lancée en octobre 2018. La collection sera séparée en deux segments : 8-10 ans et 10-12 ans, L’île au manoir s’inscrit dans la seconde catégorie.

Cette histoire est parfaite pour les plus jeunes. On y rencontre Adam et ses deux amis Gaël et Adélis qui vivent sur une île isolée du reste du monde. L’amitié est un thème très important ici et c’est grâce son amitié envers une mystérieuse fille qu’il aperçoit un soir le long de la plage qu’Adam se lance dans une quête assez dangereuse pour la sauver.

Le livre fait un peu moins de 130 pages, ce qui n’est pas très épais mais Estelle Faye réussi le pari de nous emmener dans ce nouvel univers jeunesse avec facilité. On entre directement dans le vif du sujet et c’est parfait pour des lecteurs plus jeunes, il faut les intéresser, les rendre curieux dès le début de l’histoire. J’avais vu certaines révélations venir mais cela ne m’a pas dérangée plus que ça. De l’amitié et un brin de mystère entre le rêve et la réalité qui m’a tout de même fait frissonner plus d’une fois.

Bref, L’île au manoir d’Estelle Faye est le premier livre de la collection pour les 8-12 ans de chez Scrineo que je lis. J’ai beaucoup aimé, cela reste de la jeunesse mais l’histoire m’a emportée le temps d’un bon moment détente. Un récit sur l’amitié, mêlé d’océan, de rêve et de magie. J’aime ces petites perles des collections jeunesses et si c’est aussi votre cas, je vous le recommande !


Autrice : Estelle Faye . Date de sortie : 04 octobre 2018


La fille qui avait bu la lune

Chaque année, les habitants du Protectorat abandonnent un bébé en sacrifice à la redoutée sorcière des bois. Ils espèrent ainsi détourner sa colère de leur ville prospère. Chaque année, Xan, la sorcière des bois, se voit contrainte de sauver un bébé que les fous du Protectorat abandonnent sans qu’elle ait jamais compris pourquoi. Elle s’emploie à faire adopter ces enfants par des familles accueillantes dans les royaumes voisins. Mais cette année, le bébé en question est différent des autres : la petite a un lien étrange avec la lune et un potentiel magique sans précédent. Contre son gré, Xan se voit obligée de la ramener chez elle et de persuader ses amis réticents d’élever cette enfant pas comme les autres. Ils la baptiseront Luna et ne tarderont pas à en devenir gâteux. Xan a trouvé comment contenir la magie qui grandit à l’intérieur de la petite, mais bientôt approche son treizième anniversaire, et ses pouvoirs vont se révéler…

Au premier regard, j’ai été conquise par cette belle couverture et puis ce résumé qui m’a fort intrigué. Magie et sorcière, il n’en fallait pas plus pour attiser ma curiosité et je n’ai pas résisté bien longtemps avant de me l’acheter et de le lire. Finalement, j’ai été assez surprise par l’histoire, je m’attendais à un récit tout autre mais ça ne m’a pas déçue pour autant, j’ai même beaucoup aimé.

Je m’étais fait toute une idée sur le déroulement de l’histoire, je ne sais pas trop pourquoi. Ma première surprise a été de constater que l’on ne suivait pas seulement Luna mais plusieurs personnages. Au début, je n’ai pas très bien compris en quoi ces différents points de vue allaient être utiles puis, au fur et à mesure de mon avancement, tout devient plus clair et en même temps plus complexe qu’il n’y parait. Et j’ai trouvé ça drôlement bien maitrisé, j’ai énormément apprécié.

D’un côté, on suit Luna, une petite fille espiègle qui a grandit dans une famille un peu particulière, composée de Xan la sorcière des bois, Fyrian un Dragonus minusculus mais avec un coeur énormus, dont la naïveté m’a fait sourire plus d’une fois, et Glerk un monstre des marais aussi vieux que le monde. Et dans la ville du Protectorat, on suit Antain qui va faire diverses rencontres qui ont chacune leur importance même si on en doute au premier abord. Je me suis attachée à cette multitude de personnages. Ils ont bon coeur, sont sincères et je les ai aimés pour cela.

La plume de Kelly Barnhill est douce et poétique. Un bon début avec une histoire de sorcière et de bébés abandonnés qui rend curieux, quelques petites longueurs à un moment mais qui ne m’ont pas dérangées car une fois que tout se met en place et converge vers un même point, je n’ai plus su m’arrêter. J’étais captivée par ce que je lisais, faisant les différents liens et découvrant bien des secrets…

Bref, La fille qui avait bu la lune de Kelly Barnhill est une histoire douce, un conte qui m’a transportée là où je ne l’attendais pas. C’est exactement le genre de récit en tome unique qui me plait et qui devient cher à mon coeur, un peu comme Déracinée que j’avais adoré. J’aurais même bien envie de le relire maintenant que j’ai toutes les pièces du puzzle en main. Si vous aimez les histoires de sorcière et de magie, n’attendez plus pour découvrir celle-ci, je suis sûre qu’elle vous plaira !


Autrice : Kelly Barnhill . Date de sortie : 02 novembre 2017 . Titre VO : The girl who drank the moon


La fille d’encre et d’étoiles

Alors qu’il est interdit de quitter l’île de Joya, Isabella rêve des contrées lointaines que son père a un jour visitées et cartographiées. Quand sa meilleure amie disparaît, Isabella est résolue à faire partie de l’équipe de recherches. Guidée par une carte ancienne appartenant à sa famille depuis des générations, et par sa connaissance des étoiles, Isabella prend part à l’expédition et navigue dans les dangereux Territoires Oubliés. Mais sous leurs pas, un mythe féroce s’agite dans son sommeil…
Un voyage envoûtant. Un ennemi ancestral. Une amitié indestructible.

Lorsque j’ai reçu La fille d’encre et d’étoiles de Kiran Millwood Hargrave, j’ai été émerveillée par ce livre. Il est vraiment magnifique avec sa couverture toute douce, ses couleurs et son écriture qui brille à la lumière. L’histoire me promettait une belle aventure la tête dans les étoiles. L’histoire m’a-t-elle aussi conquise que l’aspect extérieur du livre ?

Dès les premières pages, j’ai été entrainée dans ma lecture aux côtés d’Isabella, une jeune fille de treize ans. J’ai rapidement lu la première partie, j’accrochais plutôt bien et j’étais curieuse de découvrir où l’autrice allait nous emmener. Je voulais savoir où, sur la carte du monde, l’île de Joya se place et savoir si on allait avoir une petite touche fantastique dans cette histoire. Pour la première question, j’avoue ne pas avoir trouvé la réponse. Je n’ai pas réussi à situer l’île, ni l’époque, et j’avoue ne pas savoir pourquoi c’était si important pour moi. Peut-être pour mieux visualiser les personnages et leurs origines ? Probablement.

Si j’ai bien aimé le côté mythologique avec l’histoire de Yote et d’Arinta, ça n’a pas suffi à m’immerger totalement. Les monstres rencontrés ne m’ont fait ni chaud ni froid alors qu’en général, ça aurait dû. J’ai été déçue par la deuxième partie du livre, une fois que se met en route l’expédition pour retrouver Lupe, la meilleure amie d’Isabella, le récit tombe un peu à plat et je me suis dit « tout ça pour ça ? ». La dernière partie a achevé de me perdre, c’était trop sans dessus dessous pour que je comprenne l’environnement dans lequel évoluent les personnages, ce qui n’a fait que creuser le fossé entre eux et moi.

Bref, La fille d’encre et d’étoiles de Kiran Millwood Hargrave est une lecture qui a très bien démarrée pour moi, j’ai été conquise dès les premières pages mais mon intérêt s’est vite essoufflé dans la deuxième et dernière partie. Une histoire de cartes, d’étoiles et d’amitié qui avait tout pour me plaire et qui me promettait une belle aventure que je n’ai malheureusement pas retrouvée. C’est une petite déception pour moi.


Autrice : Kiran Millwood Hargrave . Date de sortie : 14 juin 2018 . Titre VO : The Girl of Ink and Stars


La Collision des Mondes (Le Pays des Contes #6)

Alex a disparu ! Pire, le sortilège de la sorcière Morina l’a transformée en enchanteresse maléfique. Cela ne pouvait tomber plus mal, car la brèche entre le Pays des contes et notre monde est désormais ouverte : héros comme vilains peuvent passer de l’un à l’autre selon leur bon vouloir. Alors que New York découvre avec stupeur l’existence de la magie, Conner, aidé de Rouge, Boucle d’or, Jack et de son armée littéraire, doit à tout prix libérer sa sœur. Car seuls les jumeaux peuvent affronter la plus grande menace qui ait jamais existé. Une menace qui plane de toute sa noirceur sur l’ensemble les mondes…

Attention, risque de spoiler sur les tomes précédents !

Ca fait toujours un petit quelque chose de terminer une saga où on s’est attaché tant à l’histoire qu’aux personnages. Cela fait un peu plus de quatre ans que j’ai fait la connaissance d’Alex et Conner et c’est avec émotion que j’ai refermé la dernière page du Pays des Contes.

J’avais plutôt envie de faire durer un peu le plaisir mais finalement, le livre a été lu en une journée. Dès le prologue, que j’ai trouvé fort original, on est intrigué et on veut savoir ce qu’il se passe. Les événements s’enchainent, on a plusieurs points de vue qui nous apportent des réponses ou bien encore plus de mystères. Cela nous fait tourner les pages pour savoir comment toute cette agitation va se résoudre. Les sorcières et l’Armée de la Littérature débarquent dans notre monde avec Alex de leur côté. Il n’y a que Conner et ses amis pour sauver le monde et sa soeur jumelle par la même occasion.

Les personnages n’ont pas changé, ils sont toujours fidèle à eux-mêmes. Jack et Boucle d’Or sont des parents intrépides et emmènent leur bébé dans leurs aventures, Rouge est toujours aussi égocentrique mais cela rajoute une bonne touche d’humour, Bree est une jeune fille espiègle et pleine de ressources et Conner ne manque pas d’imagination et de courage. Comme Alex doit être sauvée, elle n’est pas très présente une bonne partie du livre et elle m’a manqué.

Dans ce dernier tome, toutes les réponses sont apportées, les résolutions se font et Chris Colfer nous garde encore quelques surprises et quelques jolis messages de tolérance et d’acceptation. Comme d’habitude, j’ai été emportée par la plume de l’auteur, par son style et son humour. J’ai beaucoup aimé la fin que j’ai trouvé parfaitement équilibrée. Il n’en fallait pas plus, il n’en fallait pas moins.

Bref, La Collision des Mondes, le tome qui conclut la saga Le Pays des Contes de Chris Colfer, est un tome plein d’émotions car il faut dire au revoir à l’univers et aux personnages que l’on a côtoyés depuis quelques années déjà. Ils vont me manquer. Au fil des tomes, j’ai aimé suivre les aventures d’Alex et Conner et leurs amis dans le Pays des contes, dans les histoires de Conner, dans différents mondes de la littérature et dans notre monde. Une saga que je chéris beaucoup ♥


Auteur : Chris Colfer . Date de sortie : 24 mai 2018 . Titre VO : Worlds Collide


Mes autres chroniques de la saga
Tome 1 . Tome 2 . Tome 3 . Tome 4 . Tome 5