Réminiscences (Gardiens des Cités Perdues #7)

Sophie ne sait plus quelle stratégie adopter. Ses amis eux-mêmes semblent avoir perdu la foi : leur retentissante victoire en Atlantide aurait dû marquer un tournant décisif dans le combat contre les Invisibles, et pourtant la lutte paraît au point mort. Toujours prêtes à déstabiliser le monde des elfes, Vespéra et Lady Gisela ont disparu dans la nature. Quant à Fintan, prisonnier du Conseil, il refuse obstinément de révéler quoi que ce soit de leurs sombres plans. Pour couronner le tout, les jeunes recrues du Cygne Noir reçoivent un véritable coup de massue à l’énoncé du verdict du procès d’Alvar, toujours amnésique.
Mais quand Sophie et Fitz, vitcimes d’une nouvelle attaque, échappent de justesse à la mort, ils n’ont plus guère le choix. S’ils veulent garder une chance de l’emporter face à ces ennemis sans pitié, il leur faut dès à présent changer radicalement de tactique pour adopter celle de leurs adversaires, quitte à trahir leur nature et leurs plus intimes convictions…

Attention, risque de spoiler sur les tomes précédents !

Gardiens des Cités Perdues de Shannon Messenger est l’une de mes sagas chouchoutes et je n’ai pas boudé mon plaisir lorsque l’autrice a annoncé des tomes en plus ! C’est avec grande impatience que j’attends chaque tome et c’est avec grand bonheur que je les lis. Ce septième tome est bien épais, je l’ai bien apprécié, je passe toujours un bon moment avec cette histoire, cependant celui-ci n’est pas mon opus préféré.

On retrouve Sophie, Fitz, Keefe, Dex, Biana, Tam, Linh, et tous les autres (car oui il y a beaucoup de personnages, mais on s’y retrouve, rassurez vous !) au début du procès d’Alvar, le frère ainé de Fitz et Biana qui les a trahis pour les Invisibles. Un vrai plaisir d’être à nouveau à leurs côtés ! Les deux alicornes qui attentent leur petit, Sylveny et Greyfell sont également de retour.

Si ce tome a démarré sur les chapeaux de roues avec une attaque visant Sophie et Fitz à un peu moins d’une centaine de pages, le reste de l’intrigue présente quelques lenteurs. J’ai trouvé la convalescence de Sophie et de Fitz est un peu longue, l’action est délaissée pendant une bonne partie du livre pour se concentrer plutôt sur la psychologie des personnages. Ce qui ne m’a pas déplu pour autant.

Même si on apprend pas mal de nouvelles choses, notamment sur le fameux héritage des Vacker, Sophie et les autres sont toujours dans le flou concernant les actions des Invisibles. Allant de défaites en défaites, c’est assez frustrant pour eux mais aussi pour le lecteur. Ce sentiment d’impuissance est palpable et il est grand temps que la tendance s’inverse et qu’ils commencent à rendre les coups !

Bref, Réminiscences, le tome sept de Gardiens des Cités Perdues de Shannon Messenger est un peu inégal au niveau du rythme, démarrant bien fort pour faire ensuite redescendre l’adrénaline pendant une bonne partie de l’histoire pour mieux repartir sur la fin. Même si ce tome n’est pas celui que j’ai préféré, j’ai tout de même passé un bon moment et j’ai hâte de découvrir la suite !


Autrice : Shannon Messenger . Date de sortie : 15 novembre 2018 . Titre VO : Flashback


Mes autres chroniques de la saga
Tome 1Tome 2 . Tome 3 . Tome 4 . Tome 5 . Tome 6

De la même autrice
Sky Fall


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Simon Thorn et la fosse aux requins (Simon Thorn #3)

Simon Thorn est prêt à tout pour protéger les Animalgames, ceux qui, comme lui, ont le don de se changer en animaux. Pour cela, il doit empêcher le terrible Orion de reconstituer une arme à la magie si puissante qu’elle lui permettrait de régner sur le monde entier.
Aussi, lorsque son meilleur ami Jam est convoqué à Avalon, le royaume sous-marin, Simon voit là une parfaite opportunité de trouver puis de protéger le fragment d’arme qui y est caché. Mais sous l’océan, la vie est bien plus dangereuse qu’à la surface.

Attention, risque de spoiler sur les tomes précédents !

On est quand même bien gâté avec la série Simon Thorn d’Aimée Carter ! Trois tomes de parus en 2018, c’est juste super car je l’apprécie beaucoup ! Dans chaque tome, on découvre un nouveau royaume Animalgame et dans ce troisième opus, on part à la découverte du monde sous-marin. J’ai beaucoup aimé !

On retrouve Simon et ses amis, Jam convoqué à Avalon dans sa famille, Winter, Ariana qui n’est pas au top de sa forme, et… Nolan ! J’ai été très contente que le frère jumeau de Simon fasse partie du voyage, il est souvent laissé en retrait et à force de vouloir le protéger, j’ai peur qu’il s’éloigne et que ce soit pire que mieux. Simon lui prend tous les risques bien qu’il ait également les pouvoirs du Roi Animal, même si c’est un secret jusqu’à présent pour encore un grand nombre de personnages.

J’ai beaucoup aimé découvrir le royaume sous-marin, plein de dangers s’y cachent et un complot notamment ici pour renverser les traditions et le pouvoir tenu d’une main de fer par le père de Jam. De plus, Orion n’est jamais bien loin… J’ai apprécié en apprendre plus sur Jam, sur sa famille composée de sept soeurs redoutables et comment fonctionne ce monde assez militaire.

Encore une fois, j’ai été emportée par les mots de l’autrice avec grande facilité. Les aventures de Simon sont toujours aussi palpitantes et on apprend encore de nouvelles choses auxquelles on ne s’attendait pas du tout. Difficile de sortir la tête hors de l’eau (héhé) dans tout ça, Simon ne sait plus à qui il peut faire vraiment confiance et le lecteur est tout aussi méfiant que lui !

Bref, Simon Thorn et la fosse aux requins d’Aimée Carter est encore une réussite selon moi. La série ne s’essouffle pas du tout et c’est toujours un réel plaisir de suivre Simon et ses amis dans leurs aventures trépidantes ! Je suis très impatiente de lire les prochains tomes pour découvrir les autres royaumes.


Autrice : Aimée Carter . Date de sortie : 15 novembre 2018
Titre VO : Simon Thorn and the Shark’s Cave


Mes autres chroniques de la série
Tome 1 . Tome 2


L’ombre de l’Ankou

Lotie, petite Parisienne de 11 ans, déménage pour la Bretagne. Une terre de légendes, lui disait-on. En guise de légende, la voilà dans un vieux manoir perché tout au bout du monde. Une bâtisse poussiéreuse, perdue sur une lande désertique. Pas de quoi enchanter la jeune fille. Elle va s’ennuyer ferme ici, sans ses amies, c’est certain. S’ennuyer ? C’est sans compter sur l’arrivée d’une étrange créature. Une silhouette encapuchonnée, armée de son immense faux, dressée sur ce bateau illuminé par cette seule lanterne. Qui est ce redoutable inconnu ? Pourquoi revient-il chaque nuit sur cette plage de galets ?

Avec L’ombre de l’Ankou de Jean Vigne, je suis à jour dans la collection Chatons Hantés des éditions du Chat Noir. C’est une collection que j’apprécie beaucoup et il ne me manquait plus que celui-ci pour avoir lu tous ceux qui sont sortis jusqu’à présent !

On se retrouve en Bretagne où Lotie et ses parents viennent de débarquer dans un ancien manoir familial. Lotie a onze ans et quitter sa vie à Paris n’est pas très facile pour elle. Je l’ai trouvée pleine d’innocence et de naïveté qui m’a fait sourire plus d’une fois. Mais Lotie a un caractère bien trempé pour une jeune fille, un peu gâtée et qui n’aime pas grand chose, mais on finit par s’y attacher.

L’auteur explore le folklore breton avec l’Ankou, silhouette encapuchonnée sur son bateau qui revient chaque nuit sur la plage près du manoir où Lotie habite avec ses parents, et qui attend les âmes des trépassés pour les emmener. Mais qui attend-t-il exactement ? La mère de Lotie atteinte d’un cancer ? Lotie ne le laissera pas faire ! J’aurais bien aimé en apprendre encore un peu plus sur le folklore breton, je suis restée un peu sur ma faim à ce niveau là.

Bref, avec L’ombre de l’Ankou de Jean Vigne, j’ai passé chouette moment dans la continuité des autres livres de la collection Chatons Hantés. J’ai aimé suivre les aventures de Lotie dans cette nouvelle maison et découvrir les mystères qui s’y cachent.


Auteur : Jean Vigne . Date de sortie : 04 avril 2018


L’île au manoir

Par une nuit d’hiver, sur une île de l’Atlantique, Adam aperçoit une fille étrange sur la plage en bas de chez lui. Une fille très pâle aux longs cheveux humides, qui ressemble à une noyée. En cherchant à l’aider, Adam se retrouve entraîné dans une quête dangereuse, entre le présent et le passé, entre la réalité et le rêve…

Depuis un bon moment déjà, je souhaite découvrir la plume d’Estelle Faye dont on m’a tant parlé. J’ai la trilogie de La Voie des Oracles et Les Seigneurs de Bohen dans ma bibliothèque mais c’est avec L’île au manoir que je l’ai finalement découverte. Une lecture qui fut courte mais que j’ai bien aimée.

Avec sa belle couverture réalisée par Xavier Collette (Le Soufflevent), ce livre fait partie d’une nouvelle collection pour les 8-12 ans chez Scrineo, dirigée par Cassandra O’Donnell et qui sera lancée en octobre 2018. La collection sera séparée en deux segments : 8-10 ans et 10-12 ans, L’île au manoir s’inscrit dans la seconde catégorie.

Cette histoire est parfaite pour les plus jeunes. On y rencontre Adam et ses deux amis Gaël et Adélis qui vivent sur une île isolée du reste du monde. L’amitié est un thème très important ici et c’est grâce son amitié envers une mystérieuse fille qu’il aperçoit un soir le long de la plage qu’Adam se lance dans une quête assez dangereuse pour la sauver.

Le livre fait un peu moins de 130 pages, ce qui n’est pas très épais mais Estelle Faye réussi le pari de nous emmener dans ce nouvel univers jeunesse avec facilité. On entre directement dans le vif du sujet et c’est parfait pour des lecteurs plus jeunes, il faut les intéresser, les rendre curieux dès le début de l’histoire. J’avais vu certaines révélations venir mais cela ne m’a pas dérangée plus que ça. De l’amitié et un brin de mystère entre le rêve et la réalité qui m’a tout de même fait frissonner plus d’une fois.

Bref, L’île au manoir d’Estelle Faye est le premier livre de la collection pour les 8-12 ans de chez Scrineo que je lis. J’ai beaucoup aimé, cela reste de la jeunesse mais l’histoire m’a emportée le temps d’un bon moment détente. Un récit sur l’amitié, mêlé d’océan, de rêve et de magie. J’aime ces petites perles des collections jeunesses et si c’est aussi votre cas, je vous le recommande !


Autrice : Estelle Faye . Date de sortie : 04 octobre 2018


De la même autrice
Les nuages de Magellan


La fille qui avait bu la lune

Chaque année, les habitants du Protectorat abandonnent un bébé en sacrifice à la redoutée sorcière des bois. Ils espèrent ainsi détourner sa colère de leur ville prospère. Chaque année, Xan, la sorcière des bois, se voit contrainte de sauver un bébé que les fous du Protectorat abandonnent sans qu’elle ait jamais compris pourquoi. Elle s’emploie à faire adopter ces enfants par des familles accueillantes dans les royaumes voisins. Mais cette année, le bébé en question est différent des autres : la petite a un lien étrange avec la lune et un potentiel magique sans précédent. Contre son gré, Xan se voit obligée de la ramener chez elle et de persuader ses amis réticents d’élever cette enfant pas comme les autres. Ils la baptiseront Luna et ne tarderont pas à en devenir gâteux. Xan a trouvé comment contenir la magie qui grandit à l’intérieur de la petite, mais bientôt approche son treizième anniversaire, et ses pouvoirs vont se révéler…

Au premier regard, j’ai été conquise par cette belle couverture et puis ce résumé qui m’a fort intrigué. Magie et sorcière, il n’en fallait pas plus pour attiser ma curiosité et je n’ai pas résisté bien longtemps avant de me l’acheter et de le lire. Finalement, j’ai été assez surprise par l’histoire, je m’attendais à un récit tout autre mais ça ne m’a pas déçue pour autant, j’ai même beaucoup aimé.

Je m’étais fait toute une idée sur le déroulement de l’histoire, je ne sais pas trop pourquoi. Ma première surprise a été de constater que l’on ne suivait pas seulement Luna mais plusieurs personnages. Au début, je n’ai pas très bien compris en quoi ces différents points de vue allaient être utiles puis, au fur et à mesure de mon avancement, tout devient plus clair et en même temps plus complexe qu’il n’y parait. Et j’ai trouvé ça drôlement bien maitrisé, j’ai énormément apprécié.

D’un côté, on suit Luna, une petite fille espiègle qui a grandit dans une famille un peu particulière, composée de Xan la sorcière des bois, Fyrian un Dragonus minusculus mais avec un coeur énormus, dont la naïveté m’a fait sourire plus d’une fois, et Glerk un monstre des marais aussi vieux que le monde. Et dans la ville du Protectorat, on suit Antain qui va faire diverses rencontres qui ont chacune leur importance même si on en doute au premier abord. Je me suis attachée à cette multitude de personnages. Ils ont bon coeur, sont sincères et je les ai aimés pour cela.

La plume de Kelly Barnhill est douce et poétique. Un bon début avec une histoire de sorcière et de bébés abandonnés qui rend curieux, quelques petites longueurs à un moment mais qui ne m’ont pas dérangées car une fois que tout se met en place et converge vers un même point, je n’ai plus su m’arrêter. J’étais captivée par ce que je lisais, faisant les différents liens et découvrant bien des secrets…

Bref, La fille qui avait bu la lune de Kelly Barnhill est une histoire douce, un conte qui m’a transportée là où je ne l’attendais pas. C’est exactement le genre de récit en tome unique qui me plait et qui devient cher à mon coeur, un peu comme Déracinée que j’avais adoré. J’aurais même bien envie de le relire maintenant que j’ai toutes les pièces du puzzle en main. Si vous aimez les histoires de sorcière et de magie, n’attendez plus pour découvrir celle-ci, je suis sûre qu’elle vous plaira !


Autrice : Kelly Barnhill . Date de sortie : 02 novembre 2017 . Titre VO : The girl who drank the moon