La Symphonie des Abysses #2

Une nouvelle ville, de nouvelles lois, les mêmes interdits. Abrielle et ses compagnons croyaient s’être enfin affranchis du tyrannique Règlement Intérieur. Hélas, ils vont découvrir que les rêves qu’ils portent en eux ne pourront jamais s’exprimer dans l’enceinte du Mur. Mais leur rencontre avec Eyal, jeune homme assoiffé de vérité, va faire renaître l’espoir.
Aucun mur, aussi haut soit-il, ne peut étouffer les coeurs épris de liberté. Car un passage vers l’extérieur existe bel et bien. Pour y accéder, Abrielle et ses amis vont devoir vaincre les terribles gardiens qui le défendent farouchement… C’est en n’étant personne que l’on peut devenir quelqu’un.

Attention, risque de spoiler sur le tome précédent !

J’ai lu le premier tome de La Symphonie des Abysses de Carina Rozenfeld il y a presque trois ans et je ne m’étais jamais décidé à terminer ce diptyque. C’est grâce au challenge Fin de série que je m’y suis enfin mise ! Il n’y a que deux tomes et le premier tome m’avait beaucoup plu alors pourquoi attendre encore ? Je me suis lancée, heureusement que j’ai une bonne mémoire, et j’ai beaucoup aimé !

Dans ce second tome, on fait la connaissance d’Eyal qui vit dans la ville de Portes, une autre ville qui compose l’Anneau. J’ai beaucoup aimé Eyal et sa soif de connaissance, il a un objectif : en apprendre plus sur l’Anneau et il va tout faire pour y arriver. C’est un personnage comme je les aime, Eyal est déterminé, doux et intelligent. J’ai aussi beaucoup aimé sa petite soeur Yael.

Puis, c’est la rencontre entre Eyal et les protagonistes du premier tome, Abrielle, Sand et Cahill que j’ai été très heureuse de retrouver. Ils seront tous obligé de fuir ensemble à un moment crucial. J’ai aimé le fait que la narration soit partagée, pas en chapitres distincts comme c’est souvent le cas, mais dans un même chapitre où on a les pensées de tout le monde et on ne s’y perd pas.

Dès les premières pages, je me suis laissée emporter par l’écriture fluide et efficace de Carina Rozenfeld ! On a nos réponses à nos questions, on sait enfin pourquoi dans la ville de Désex, où vivaient Sand et Cahill, on ne pouvait pas se toucher, pourquoi dans la ville de Portes les habitants sont séparés en fonction de leur couleur de peau, pourquoi le chant est interdit, etc. Je sais enfin ce qu’est La Symphonie des Abysses. Je m’en doutais un peu mais j’avoue que je ne m’attendais pas à cela malgré tout, même si j’ai trouvé ça un peu étrange, j’ai été bien surprise ! J’aurais aimé un petit épilogue car la fin reste un peu ouverte.

Cependant, même si j’ai beaucoup aimé, je n’ai pas ressenti les émotions qui m’avaient chamboulée en lisant le premier tome. Peut-être est-ce parce que je lis ce tome deux presque trois ans après le précédent ? Peut-être que je suis aussi devenue plus exigeante avec mes lectures ? Peut-être parce que la découverte de l’histoire de Sa et Ca m’avait vraiment bouleversée et qu’il n’y a plus de découverte ici, juste la suite de l’histoire ?

Bref, le deuxième tome de La Symphonie des Abysses est une très belle conclusion à cette histoire même si je n’ai pas été aussi bouleversée par cette suite ! Abrielle, Sand, Cahill, Eyal et Yael ont enfin trouvé ce qu’ils recherchaient depuis le début, une échappatoire à l’Anneau et à son Mur imposant. Une duologie à lire si ce n’est pas encore fait !


Auteur : Carina Rozenfeld . Date de sortie : 20 novembre 2014


Mes autres chroniques de la saga
Tome 1

Du même auteur
Phaenix



Pardonne-moi, Leonard Peacock

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«En plus du P-38, le flingue de mon grand-père, il y a quatre paquets, un pour chacun de mes amis. Je veux leur dire au revoir correctement. Je veux qu’ils gardent un souvenir de moi. Qu’ils sachent que je suis désolé d’avoir dû leur fausser compagnie. Qu’ils ne sont pas responsables de ce qui va se passer… »
Aujourd’hui, Leonard Peacock a dix-huit ans. C’est le jour qu’il a choisi pour tuer son ancien meilleur ami. Ensuite, il se suicidera. Plus tard, peut-être, il se dira que c’est OK, voire important, d’être différent. Mais pas aujourd’hui.

Apparement, Pardonne-moi, Leonard Peacock de Matthew Quick est un livre que soit on adore, soit on déteste. Il n’y a pas de juste milieu. Après ma lecture mais déjà pendant, je me place du côté de ceux qui n’ont pas aimé… Je l’ai terminé et je ne sais pas trop quoi en penser ! Je n’ai pas aimé le personnage, ni le style et surtout pas l’ambiance démoralisante.

Leonard est un personnage très complexe auquel je ne me suis pas du tout attachée. Je ne l’ai tout simplement pas compris. Je dois être moins philosophique ou moins dépressive que lui, je ne sais pas. Je ne me suis attachée à presque personne dans ce récit, seulement à Herr Silverman, le professeur de Leonard. Leonard veut se suicider à la fin de la journée de son dix-huitième anniversaire, il est déterminé à le faire, ou du moins il essaye de s’en convaincre tout en espérant que quelqu’un se rendre compte de son désespoir.

Le fait d’avoir pu terminer ce livre est un vrai soulagement pour moi ! J’ai comme un goût amer après avoir lu cette histoire. J’ai été perdue dans les pensées de Leonard, je n’ai pas réussi à m’y retrouver. C’est un sentiment que je n’apprécie pas trop lorsque je lis. On comprend pourquoi il veut tuer son ancien meilleur ami, il avait toutes les raisons de lui en vouloir, je n’ai rien à redire à ça, c’était horrible… Ce livre m’a plus démoralisée qu’autre chose, j’ai eu envie de rapidement lire une autre histoire pour ne plus y penser. Je comprends qu’il ait plu à plusieurs personnes mais pour ma part, j’ai eu beaucoup de mal.

Dès le début, j’ai été dérangée dans ma lecture par l’utilisation plus qu’abusive des notes en bas de page. Des notes qui font parfois plus de la moitié d’une page, c’est un peu trop. Le pire c’est qu’on doit les lire pour avoir plus de précisions sur l’histoire, du coup, pourquoi ne pas directement les inclure dans le texte ? Je trouvais ça original au début mais ça m’a vite lassée et agacée.

Le seul point positif, ce sont les lettres du futur. On ne comprend rien la première fois qu’on en lit une. Je me suis carrément demandée si l’auteur n’avait pas pété les plombs pour nous perdre encore plus. Puis, on finit par donner un sens à ces lettres, seules lumières dans ce livre !

Bref, Pardonne-moi, Leonard Peacock n’est pas un livre qui m’a plu. J’ai été complètement larguée par le personnage de Leonard, sa personnalité et par son histoire. Je n’ai pas accroché, j’ai même détesté. Il peut plaire, je ne dis pas le contraire, il y a des éléments qui peuvent vous faire adhérer à l’histoire mais ça n’a malheureusement pas  été suffisant pour moi.


Auteur : Matthew Quick . Date de sortie : 09 avril 2015 . Titre VO : Forgive me, Leonard Peacock


La Couronne (La Sélection #5)

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Vingt ans après la Sélection d’America Singer, et malgré l’abolition des castes, la famille royale d’Illeá doit à nouveau faire face au mécontentement du peuple : l’heure est venue de lancer une nouvelle Sélection.
Sa mère à l’article de la mort, son père dévasté, il est temps pour la princesse Eadlyn de passer à la vitesse supérieure dans le processus de la Sélection. Encore novice aux jeux de l’amour et du pouvoir, détestée par une partie de l’opinion publique, elle doit pourtant choisir au plus vite son Élite de six prétendants. Devenir femme, épouse et reine en l’espace de quelques semaines, telle est la lourde tâche qui repose sur les épaules de la princesse. Mais le coeur peut se révéler un précieux allié, pour qui sait l’écouter…

Attention, risque de spoiler sur les tomes précédents !

En commençant ma lecture du dernier tome de La Sélection : La Couronne de Kiera Cass, je ne m’attendais pas à grand chose. Le style est toujours un peu le même et c’est agréable à lire, sans prise de tête. Même si je n’en attendais rien de spectaculaire, j’ai passé un très bon moment avec ce cinquième tome !

J’ai beaucoup aimé retrouver Eadlyn qui a fort mûri depuis le début de la propre sélection, elle s’ouvre aux autres et prends de plus en plus conscience de ses responsabilités. Un grand changement par rapport à la jeune fille capricieuse que l’on avait rencontrée au premier abord. Du côté des prétendants, un tri est rapidement fait pour arriver directement à l’Élite où il ne reste plus que 6 personnages masculins dans la course. Je les ai tous bien aimés, en ayant quand même mes préférés, mais je les ai trouvés peu présents dans ce dernier tome car le côté politique prend un peu plus de place, ce qui n’est pas pour me déplaire malgré tout.

Du côté des autres protagonistes, j’ai beaucoup aimé Josie sur la fin, elle se rend compte que la vie de princesse n’est pas aussi facile qu’elle l’avait imaginé. Lady Brice est un atout majeur et j’ai été assez agréablement surprise quand à son identité. America et Maxon n’ont rien perdu de leur amour et sont toujours présents pour épauler leur fille lorsqu’elle en a besoin. Par contre, un personnage qui est arrivé comme un cheveu dans la soupe, c’est celui de Marid ! J’ai trouvé qu’il ne servait pas à grand chose, il est juste là pour donner un petit coup de pouce pour déclencher la fin du livre, mais avec ou sans lui, ça aurait été pareil je trouve…

En général, j’ai bonne mémoire mais ici j’ai eu quelques difficultés à me rappeler qui était qui ou bien à me remémorer les événements dont on fait référence dans ce tome cinq. Un petit rappel pour ne pas perdre le lecteur n’aurait pas été de trop. Comme je l’ai dit plus haut, la politique et les responsabilités d’Eadlyn prennent beaucoup de place dans ce tome et j’ai beaucoup apprécié cet aspect là !

Pour ce qui est de l’histoire, on avance tranquillement durant une bonne partie du livre et à la fin tout s’accélère, comme si Kiera Cass s’était rendue compte qu’il ne lui restait plus qu’une vingtaine de pages pour clôturer l’histoire… Du coup, je suis restée un peu sur ma faim ! Je suis satisfaite du choix qu’Eadlyn a fait, je pense que j’aurai été déçue si la facilité avait été choisie, mais j’aurai aimé en apprendre plus sur ce qu’il se passe ensuite, comment le peuple a réagi ? Comment s’est déroulé le mariage ? etc. J’espère qu’il ne va pas y avoir un hors-série juste pour qu’on sache cela…

Bref, La Couronne de Kiera Cass est un dernier tome bien sympathique qui conclut la série La Sélection. J’ai apprécié ma lecture, je n’en attendais pas beaucoup et je n’ai pas été déçue. Le côté amoureux laisse la place au rôle de princesse d’Eadlyn, on se concentre plus sur l’aspect gestion du royaume et c’est très bien. Le choix que fait Eadlyn m’a convaincue mais j’aurai aimé en apprendre plus sur la fin, qui était trop rapide à mon goût !


Auteur : Kiera Cass . Date de sortie : 12 mai 2016 . Titre VO : The Crown


Mes autres chroniques
Tome 1 . Tome 2 . Tome 3 . Tome 4 . Hors-série 1


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En lecture commune avec Les petites addictions de Cranberries
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Top Ten Tuesday : Les 10 maisons d’éditions préférées

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Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français sur le blog de Froggy

Les 10 maisons d’éditions préférées

Le thème de cette semaine me plait beaucoup, même si je n’en ai pas trouvé 10.

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Sans hésiter, ma maison d’éditions préférée : Lumen ! Leur catalogue est toujours très intéressant et bien fourni. Je n’ai jamais été déçue de leurs parutions dans les livres que j’ai lus. De plus, ils proposent des couvertures très jolies, parfois même plus jolies que les versions originales, et ça c’est vraiment sympa et très agréable ! J’aime énormément la saga Gardiens des Cités Perdues dont le quatrième tome vient de sortir.

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J’aime aussi beaucoup les éditions Michel Lafon qui proposent aussi de chouettes livres. Même si je n’ai pas toujours été conquise par toutes leurs nouveautés, j’aime beaucoup Le Pays des Contes, plus jeunesse, et Zodiaque !

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La collection R de chez Robert Laffont était ma collection favorite il y a quelques années, mais depuis un moment, je suis assez mitigée dans leurs parutions, parfois c’est génial, et parfois ce n’est pas vraiment le cas. Je n’ai pas encore été déçue mais il y a quelques livres qui me tentaient qui n’ont pas eu de super avis et je n’ai donc pas tenté. Disons que j’attends plusieurs avis avant de me lancer tête baissée dans mon achat.

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Par contre, une maison d’éditions qui monte en flèche dans mon petit coeur c’est Pocket Jeunesse ! Leurs parutions m’intéressent de plus en plus et j’ai fait de très belles découvertes !

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Pour ce qui est des BD, j’aime beaucoup les éditions Soleil et Delcourt, la plupart des mes bandes dessinées proviennent de ces maisons d’éditions.

Et vous, vos maisons d’éditions préférées ? 🙂

L’Infini + Un

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Alliés improbables, hors-la-loi malgré eux, amoureux contre vents et marées, ils défient le destin. Superstar internationale, Bonnie Rae Shelby a tout pour elle : l’argent, la beauté, la gloire et… l’envie d’en finir avec la vie. Finn Clyde, lui, n’est rien et ne possède rien, à part son intelligence et son cynisme à toute épreuve. La seule chose qu’il demande : qu’on lui donne enfin sa chance. Une main tendue et quelques coïncidences plus loin, et les voilà engagés dans un périple qui pourrait les transformer que les anéantir. Une romance addictive où il est question d’étoiles filantes, aussi bien de cages plus ou moins dorées et de destinées forgées envers et contre tout.

En commençant L’Infini + Un d’Amy Harmon, je ne m’attendais pas à une histoire de ce genre, à un road trip semé d’embûches, une romance semblable à celle de Bonnie et Clyde. Même si ce n’est pas un coup de coeur, j’ai beaucoup aimé ma lecture et la passion qu’ont Bonnie et Finn l’un pour l’autre ! Un one-shot très sympathique qui m’a fait voyager.

Dans ce roman, on fait la connaissance de Bonnie Rae Shelby et de Finn Clyde qui sont deux personnages que tout oppose, mais qui se ressemblent malgré tout par de nombreux points. J’ai bien aimé le personnage de Bonnie même si parfois j’avais un peu du mal à la suivre ou à la comprendre, ça ne la rend pas moins attachante pour autant. J’ai préféré Finn, dont je suis fan du vrai prénom que je ne révèlerai pas ici pour ne pas vous gâcher la surprise. Finn est très bon en math et j’ai adoré son caractère. Amy Harmon nous présente deux protagonistes avec un passé lourd et triste pour chacun. Il est impossible de ne pas s’attacher à eux.

Leur relation prend vite un tournant plus passionné malgré le fait qu’ils ne se connaissent pas depuis très longtemps. J’ai été très surprise par la tournure des événements, un road trip qui se transforme en fuite malgré leur innocence. Une fuite qui n’est pas sans rappeler l’histoire de deux amants bien connus, Bonnie et Clyde, la ressemblance est souvent évoquée. À un moment, j’avoue avoir perdu pied, j’étais un peu larguée par tout ce qu’il se passait. J’ai dû faire une petite pause dans ma lecture pour mieux la reprendre par la suite.

Bonnie et Finn n’ont rien fait de mal mais il leur arrive plein de broutilles et lorsque la presse s’en mêle, tout s’amplifie. J’étais comme Finn, à paniquer car je ne voyais pas comment ils allaient s’en sortir alors que je les savais innocents. J’ai ressenti la fin presque comme une délivrance pour eux et pour leur histoire. J’ai beaucoup aimé ma lecture, on se laisse vite emporter, et j’ai adoré le côté plus intense et plus réfléchi de la recherche de soi-même. Cependant, le passage vers la fin avec le rêve de William était un chouia de trop, ceux qui l’ont lu comprendront de quoi je parle…

Bref, L’Infini + Un est une découverte très sympathique qui m’a fait passé un bon moment en compagnie des Bonnie et Clyde des temps modernes ! La vie n’a pas été tendre avec eux et je me suis fort attachée à eux, croisant les doigts pour que tout se termine bien ces deux-là ! Je ne m’attendais pas à ce genre d’histoire et j’ai beaucoup aimé.


Auteur : Amy Harmon . Date de sortie : 17 septembre 2015 . Titre VO : Infinity + One


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