Les ombres assassines (L’académie diplomatique d’Isuldain #1)

La secte d’Anghor l’avait promis à Isuldain : sa capitale Éa-Kyrion connaîtrait la pire vague de terreur de son histoire. Ce jour de vengeance est arrivé ! Mêlées à la population, les Ombres assassines commettent des crimes ciblés, organisent des attentats, sèment la mort. L’empereur mobilise toutes ses forces, des simples portiers aux Chevaliers d’Isuldain. Même sa prestigieuse Académie diplomatique est sollicitée. La toute jeune chambrée des Crépusculaires entre avec fougue dans cette affreuse crise. Pourtant, elle a déjà ses propres conflits internes à surmonter, ce défi inouï de faire vivre et agir ensemble un semi-orque, deux elfes, un Maraudeur au caractère bien trempé, une Sorcière des Mondes glauques et un ancien élève de la Confrérie des magiciens. S’ils y parviennent, combien périront ?

Je suis finalement venue à bout de ce livre ! Au début de ma lecture du premier tome de L’académie diplomatique d’Isuldain, Les ombres assassines, d’Arthur Ténor, je n’ai pas accroché du tout ni à l’histoire ni aux personnages. Et j’en suis la première attristée. Je l’ai mis en pause pendant deux mois avant de le rependre récemment. Et cette pause a été plus que bénéfique pour mieux reprendre cette lecture !

Ce livre avait tout pour me plaire, un thème innovant, des élèves apprenant la diplomatie plutôt que le combat, plusieurs races qui se côtoient, mais j’ai eu beaucoup de mal avec plus du premier tiers du roman. Je ne me suis attachée à aucun personnages. On rencontre tout de suite six protagonistes principaux, c’est un nombre assez important et c’est assez difficile de s’y attacher en si peu de pages. J’ai trouvé que l’auteur restait trop en surface les concernant, on n’en apprend pas assez pour déclencher un quelconque attachement pour l’un deux.

Au niveau du style et de l’histoire, je m’y suis perdue aussi. L’écriture est lourde, les dialogues sont peu crédibles et les événements décousus et un peu brouillons. J’avais vraiment du mal à entrer dans l’histoire et j’ai fini par perdre la motivation pour continuer ma lecture. J’ai mis le livre en pause un bon moment, hésitant même à le reprendre…

Finalement, cette pause a été plutôt bénéfique ! J’ai repris ma lecture et j’ai même accroché. Malgré que les défauts cités plus haut soient toujours présents, j’ai lu l’histoire d’un oeil neuf pour laisser sa chance à ce livre. J’ai lu la fin de ce premier tome bien plus rapidement, ça m’a fait du bien mais je ne compte pas lire la suite.

Bref, le premier tome de L’académie diplomatique d’Isuldain, Les ombres assassines, d’Arthur Ténor est une lecture qui m’a donné du fil à retordre. Des personnages qui s’enflamment à la moindre étincelle mais qui m’ont parus trop peu approfondis. Une histoire qui promettait d’être intéressante mais qui ne m’a malheureusement pas convaincue. Malgré une pause qui a soulagé ma lecture, j’étais contente de terminer ce livre pour pouvoir passer à autre chose.


Auteur : Arthur Ténor . Date de sortie : 23 août 2018


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Rosa Parks, elle a dit non au racisme

Après sa journée de travail, Rosa, éreintée, monte dans le bus qui la ramène chez elle. Par chance, elle trouve un siège libre où elle peut s’asseoir. Mais en ce 1er décembre 1955, rien ne se passe comme d’habitude, car en cours de trajet elle refuse de céder sa place à un homme blanc. Ce « non » qu’elle prononce entraîne son arrestation et son jugement, mais aussi une révolution dans cette Amérique où l’homme noir est opprimé. Il fait d’elle, simple couturière, épouse discrète et surtout femme, le symbole d’une lutte qu’elle n’imaginait pas.

« T’avais rien d’mandé là Rosa, mais c’est tombé sur toi ce jour-là, t’as fait qu’ouvrir la voie, t’as eu ce courage là, Rosa ». C’est avec ces paroles d’Obispo en tête que j’ai commencé ma découverte de l’histoire de Rosa Parks, cette femme courageuse qui a osé dire non. Un récit qui va droit au but en nous racontant les quelques jours qui ont tout changé dans la vie de Rosa ainsi que de nombreuses personnes.

En lisant ce livre, on ne peut être que scandalisé par ces lois idiotes qui interdisaient de nombreuses choses aux personnes de couleur. Les Noirs et les Blancs doivent être séparés dans la vie de tous les jours, dans les hôpitaux, les restaurants, les écoles et aussi les transports en commun là où commence l’histoire de Rosa et l’étincelle qui met le feu aux poudres.

N’étant pas une grande lectrice de romans historiques ou de non fiction, préférant l’imaginaire, la fantasy ou encore le fantastique, j’ai été très contente d’être sortie de ma zone de confort et d’avoir découvert cette histoire dont le sujet m’intéresse beaucoup depuis que j’ai vu La couleur des sentiments, un de mes films préférés.

Bref, Rosa Parks, elle a dit non au racisme de Florence Lamy est un livre court mais qui va à l’essentiel, nous relatant l’histoire de Rosa, à partir de cette fin de journée dans un bus jusqu’à devenir un des symbole dans la lutte contre le racisme. Si le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à découvrir cette lecture.


Autrice : Florence Lamy . Date de sortie : 23 août 2018


L’île au manoir

Par une nuit d’hiver, sur une île de l’Atlantique, Adam aperçoit une fille étrange sur la plage en bas de chez lui. Une fille très pâle aux longs cheveux humides, qui ressemble à une noyée. En cherchant à l’aider, Adam se retrouve entraîné dans une quête dangereuse, entre le présent et le passé, entre la réalité et le rêve…

Depuis un bon moment déjà, je souhaite découvrir la plume d’Estelle Faye dont on m’a tant parlé. J’ai la trilogie de La Voie des Oracles et Les Seigneurs de Bohen dans ma bibliothèque mais c’est avec L’île au manoir que je l’ai finalement découverte. Une lecture qui fut courte mais que j’ai bien aimée.

Avec sa belle couverture réalisée par Xavier Collette (Le Soufflevent), ce livre fait partie d’une nouvelle collection pour les 8-12 ans chez Scrineo, dirigée par Cassandra O’Donnell et qui sera lancée en octobre 2018. La collection sera séparée en deux segments : 8-10 ans et 10-12 ans, L’île au manoir s’inscrit dans la seconde catégorie.

Cette histoire est parfaite pour les plus jeunes. On y rencontre Adam et ses deux amis Gaël et Adélis qui vivent sur une île isolée du reste du monde. L’amitié est un thème très important ici et c’est grâce son amitié envers une mystérieuse fille qu’il aperçoit un soir le long de la plage qu’Adam se lance dans une quête assez dangereuse pour la sauver.

Le livre fait un peu moins de 130 pages, ce qui n’est pas très épais mais Estelle Faye réussi le pari de nous emmener dans ce nouvel univers jeunesse avec facilité. On entre directement dans le vif du sujet et c’est parfait pour des lecteurs plus jeunes, il faut les intéresser, les rendre curieux dès le début de l’histoire. J’avais vu certaines révélations venir mais cela ne m’a pas dérangée plus que ça. De l’amitié et un brin de mystère entre le rêve et la réalité qui m’a tout de même fait frissonner plus d’une fois.

Bref, L’île au manoir d’Estelle Faye est le premier livre de la collection pour les 8-12 ans de chez Scrineo que je lis. J’ai beaucoup aimé, cela reste de la jeunesse mais l’histoire m’a emportée le temps d’un bon moment détente. Un récit sur l’amitié, mêlé d’océan, de rêve et de magie. J’aime ces petites perles des collections jeunesses et si c’est aussi votre cas, je vous le recommande !


Autrice : Estelle Faye . Date de sortie : 04 octobre 2018


Rouille

Paris, 1897. De nouveau matériaux découverts sur la Lune ont permis des avances scientifiques extraordinaires. Mais tout le monde n’en profite pas ! En dehors du Dôme qui protège le centre urbain riche et sophistiqué, le petit peuple survit tant bien que mal. C’est dans une maison close sur l’un des faubourgs malfamés qu’a échoué Violante, prostituée sans mémoire. Alors qu’elle se démène pour retrouver son identité dans un monde dominé par les hommes et les puissants, sa meilleure amie disparaît dans d’atroces circonstances. Contre la raison, la jeune femme décide de prendre part aux investigations…

Comme beaucoup j’attendais Rouille de Floriane Soulas avec impatience et je dois avouer être assez impressionnée par la qualité de l’histoire sachant qu’il s’agit du tout premier roman publié de l’autrice. J’ai vraiment beaucoup aimé.

La protagoniste principale est Violante, une prostituée amnésique en quête de son passé. Je me suis beaucoup attachée à elle. J’ai aimé son caractère fort, qui ne se laisse pas démonter ni impressionner. Elle sait ce qu’elle veut. Par la suite, on rencontrera une multitude de personnages, amenés petit à petit pour que l’on saisisse bien qui est qui. Je n’ai eu aucun mal à m’y retrouver et curieusement, je me suis prise d’affection pour certains, alors que ce n’était pas gagné au début, je pense notamment à Léon et à Jules. En fait, ce qu’il y avec les personnages, c’est qu’ils sont approfondis, on peut aisément les comprendre, comprendre leurs actions même si je ne les cautionne pas toutes. J’aime beaucoup cette complexité qui les rend si crédibles.

Au niveau de l’histoire, j’ai également beaucoup apprécié. Au début, on découvre de quoi est fait le quotidien de Violante, elle recherche sa mémoire perdue, le récit se met doucement en place. Et puis viennent les meurtres. Sanglants, atroces, horrifiants. Et ce n’est même pas ce qui m’a le plus choquée.

Le suspense et l’action rythment la lecture. J’ai fait plein de suppositions, me rapprochant petit à petit de la vérité, mais il me manquait toujours quelque chose pour faire le lien dans tout ce que l’on apprend. Et ce n’est révélé que dans les derniers chapitres. Le dénouement final, la tension était à son comble et c’était bien, bien, bien.

Bref, Rouille de Floriane Soulas m’a très agréablement surprise. Bien sûr, je m’attendais à apprécier vu tout le bien que l’on en disait mais je pensais pas accrocher autant. Des personnages travaillés, complexes et une histoire pleine de suspense, un petit côté thriller. J’ai beaucoup aimé. Un premier roman sans défaut selon moi. Je suivrais avec attention les prochaines publications de l’autrice, j’ai déjà hâte !


Autrice : Floriane Soulas . Date de sortie : 16 mai 2018


Poussière Fantôme

Être guide touristique spécialisé dans les mystères du Montréal hanté n’est pas facile tous les jours ! Mais ça l’est encore moins quand on peut réellement converser avec les fantômes ! Depuis qu’Archibald a fait la rencontre d’Elizabeth McKenzie, jeune scientifique décédée dans des circonstances étranges en 1917, sa vie a basculé. Déterminé à aider Elizabeth à lever le voile sur sa mort, Archie devra compter sur des amis parfois surprenants et percer les secrets de la poussière fantôme. Car les revenants, goules et autres spectres de la ville se montrent de plus en plus menaçants…

Poussière Fantôme est une des nouvelles parutions chez Scrineo dont le résumé avait vite fait de me tenter. Dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment lecture, l’univers est plutôt sympa mais j’aurais aimé quelques explications sur certains événements qui paraissent du coup un peu faciles.

On suit Archibald qui nous guide à travers les rues de Montréal et qui nous fait découvrir des lieux macabres et hantés. Archibald peut voir les fantômes et depuis quelques semaines, Elizabeth, une scientifique décédée il y a une centaine d’années, est entrée dans sa vie. Ensemble, ils vont essayer de découvrir qui est à la poursuite de cette dernière mais les réponses viendront bien plus tôt qu’ils ne le pensent, ou qu’ils ne le souhaitent…

Si j’ai beaucoup apprécié l’univers imaginé par l’auteur, l’idée des fantômes qui reviennent à la vie pour s’en prendre à Elizabeth et le pourquoi du comment, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages. J’ai éprouvé une certaine distance avec eux, ne m’attachant pas plus que cela. Pareil pour les autres personnages.

L’écriture d’Emmanuel Chastellière est agréable à suivre, fluide et entrainante. Malheureusement, j’ai été dérangée par le fait que parfois ce fut un peu trop facile. Certains événements sont résolus trop rapidement, je pense notamment à Archibald qui arrive à sortir du Seuil on ne sait trop comment. Puis il voit des fantômes et son entourage possède comme par hasard aussi des pouvoirs ou des connaissances qui peuvent l’aider. Ca m’a un peu dérangée et j’ai eu du mal à passer outre cela.

Petite mention pour la couverture qui a été réalisée par Xavier Collette, illustrateur de la bande dessinée Le Soufflevent que j’aime beaucoup, il faudrait d’ailleurs que je vous en parle sur le blog.

Bref, Poussière Fantôme d’Emmanuel Chastellière est une lecture sympathique mais avec quelques défauts. J’ai apprécié l’univers, l’histoire de fantôme et la découverte de Montréal et Québec à travers ce livre mais j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, à avoir peur pour eux, et j’ai trouvé que la facilité était choisie à plusieurs reprises, ce qui m’a dérangée lors de ma lecture.


Auteur : Emmanuel Chastellière . Date de sortie : 26 avril 2018